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de la saison, les légumes secs sontccui que l'on conserveordinairement: le dessert est composé de fromage ou defruit. Lorsqu'on sert de la volaille, on donne un pouletpour quatre hommes, un dindon pour six; le dimanche, ilest loisible d'échanger un plat de viande contre d'autresaliments plus friands; on ne sert des œufs que le lundi;ils sont préparés de toutes les manières.
Les officiers supérieurs ont un service à part dans leurschambres; ils reçoivent, ainsi que les adjudants et sous-adjudanis-majors, un plat de viande en plus chaque jour.
Chaque homme, depuis le colonel jusqu'au soldat, a unlitre de vin et une livre et demie de pain II n'y a qu'uneespèce de pain ; il y a deux espèces de vin; la meilleurequalité est réservée aux malades. Le vin et le pain sont dequalité satisfaisante.
Pendant une partie de l’hiver, on donne du petit salé etdu riz, en remplacement d'un plat.
Les sous-ofiieiers et soldats ont à déjeuner, tous les jours,la soupe et le bouilli et des légumes frais ; à dîner. Ils ontde la viande rôtie ou accommodée avec des légumes, deslégumes secs, du fromage; jamais plus de deux es-pèces d’aliment. L’hiver on autorise aussi pour eux leséchanges.
L'Hôtel des Invalides a sa boulangerie et sa boucherie.Ces dispositions alimentaires ont été réglées par le titre Vdu décret du 25 mars 1811. Elles ont reçu de nombreuseset notables améliorations. *
Le déjeuner, qu’on appelle encore quelquefois le dîner,a lieu à dix heures et demie pour les officiers ; leur dîner,auquel on donne encore le nom de souper, est servi à cinqheures.
Les officiers sont servis en argenterie; il y a douze sou-pières rondes avec leurs couvercles elsous-p'latcaux. et lesplats et assiettes. Cette vaisselle est un don de la munifi-cence impériale ; les tables sont de douze couverts.
Les sous-officiers et soldats sont aussi partagés en tablesde douze ; leur nombre ne permet pas de les réunir tousen une seule fois; il y a deux services Le premier a lieu adix heures et à quatre heures et demie; le second est prêtà dix heures et demie et à cinq heures. Les servants man-gent à midi et à six heures.
Chaque jour la surveillance des aliments de toute espèce