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visé en deui étages couronnés par un altlque. Le bas étageprésente un rang de neuf arcades ouvertes, avec colonnes ;et l’étage supérieur offre les croisées du foyer, avec un des-sus analogue aux arcades du dessous, séparé par des co-lonnes. Par-dessus l’entablement et au front de l’attique,sont placées les statues d'Apollon et desMuses. Des arcades,continuées le long des côtés et du derrière de l’édifice,sont surmontées de deux rangs de croisées, un second ayantété ouvert dans l'altiquc. Un portique formé par les arca-des du front, mène à un vestibule, derrière lequel s’étendun passage où les équipages, à couvert sous la salle, dé-posent les personnes qu’ils conduisent. L’intérieur de lasalle est semi-circulaire et a quatre étages, dont les troispremiers sont doubles en profondeur, ayant des loges ou-vertes de front et des loges grillées derrière. A quelques-unes des loges du premier étage sont adjoints de petits sa-lons. Les décors sont riches et les sièges en étoffes de ve-lours. Le foyer est surtout magnifiquement orné. La sallecontient 1.-200 personnes. On joue trois fois par semaine :le lundi, le mercredi et le samedi, pendant la session théâ-trale de cet Opéra, dont la troupe consacre six mois à Paris et les six autres mois à Londres . La saison des représenta-tions des Italiens a Taris est du 1 er octobre au 31 mars.Ce théâtre est suivi par les classes opulentes et par les di-lettami, très-nombreux dans la capitale.
Voilà les cinq grands théâtres qui exigent de la tenue,un style soutenu et de la toilette ; il en faut moins, etl’allure est plus libre, pour les petits théâtres que nousavons maintenant à parcourir.
PETITS THÉÂTRES.
Les petits théâtres de Paris sont placés les uns dans sonenceinte, les autres hors des barrières. Ceux de l'intérieursont naturellement les plus nombreux. Passons-les en re-vue, suivant l’ordre et le degré d’importance de chacund eux, et en les nommant ainsi successivement.
THÉÂTRE DU VAUDEVILLE.
De petites pièces mêlées de couplets, sur des airs connus,forment l'essence du vaudeville, poème assaisonné d’es-