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f irit et de saillies, ainsi que le définit dans ce passage leégislateur du Parnasse , en Taisant allusion au genre sati-rique :
D’un trait de ce poëme, en bons mots si fertile,
Le Français , né malin, créa le vaudeville,
Agréable indiscret, qui, conduit par le chant,
Passe de bouche en bouche et s’accroît en marchant.
La liberté française en ses vers se déploie;
Cet enfant du plaisir veut naître de la joie.
Ce fut en 1792 que Piis et Barré, poëtes-chansonniers,fondèrent le théâtre qui porte le nom de Vaudeville. Ilsl'établirent rue de Chartres, et ils furent bientôt secondéspar la verve si féconde et si aimable de Désaugiers , qui de-vint leur successeur. Ce théâtre s'était soutenu avec assezde distinction à la rue de Chartres jusqu’au jour où unincendie l'a totalement détruit. Après ce triste événementarrivé en 1838, le Vaudeville s’est réfugié sur la place dela Bourse, dans une salle nouvelle que l’on y a construiteen 1827. Cette salle, qui peut contenir 1,200 personnes, estdécorée avec assez de goût, et la troupe continue à attirerla foule.
THÉÂTRE DU PALAIS-ROYAL.
Le petit Théâtre du Palais-Royal, établi à l’eitrémiténord-ouest du Palais-Royal , occupe le même emplace-ment que l’ancien théâtre Montcnsier. Il a été reconstruitavec goût, et il contient environ 900 spectateurs. On y jouede petits vaudevilles, et il est très-suivi.
Le joli Théâtre des Variétés , bâti en 1807 . sur le bou-levard Montmartre, près le passage des Panoramas, a faitla gloire et la fortune du célèbre acteur à calembourgsBrunet. Sa façade présente deui étages tétraslyles; sonentrée est par un vestibule spacieux et commode. Lasalle contient 1,215 places, cl est décorée avec discerne-ment. Le foyer donne sur le boulevard. Ce théâtre estle séjour des farces, des jeui de mots et du gros rire , qui