Isouard, nom d'un fameux brigand qui avait désolé lequartier, devint l'entrée des Catacombes. On était parvenua consolider les ciels des galeries souterraines, et on avaitdisposé pour leur nouvelle destination, les lieux, que vintbénir solennellement le clergé des paroisses Après latranslation des ossements du cimetière des Innocents, s'o-péra celle des ossements de deux autres cimetières égale-ment supprimés ; ceux de Saint-Eustaehe et de Saint-Etienne-dcs-Gtès. Dans la suite et pendant ou après lesorages révolutionnaires, les corps de personnes tuées dansles troubles politiques et les ossements des paroisses etmaisons religieusesde Paris , furent de même déposés auxCatacombes, où l'on amena encore en 1808, 1801) et 1811,divers ossements trouvés dans des excavations. Ce fut en1810 et 1811 que le préfet de la Seine, M. Krochot, lit éta-I blir par .M. Héricard de Thury. avec un système méthodi-que, les galeries et les cavernes ainsi tapissées de télés etd'ossements humains, qui allaient familiariser la vie avecla mort.
I.a principale entrée des Catacombes est près de la bar-rière Saint-Jacques. On y arrive par plusieurs portes, no-tamment par celle du pavillon occidental ; après avoir des-cendu quatre-vingt dix marches, on se trouve dans unegalerie de 10 mètres d’élévation, sur 10 mètres de largeur,et d'où l'on passe dans une autre qui esta l'aplomb de larangée occidentale des arbres de la route d'Orléans, rouleen cet endroit même totalement excavée. Après plusieursI détours on découvre les constructions plus récentes, ainsique les grands ouvrages commencés en 1777 pour con-solider I aqueduc d'Arcueil: puis on parcourt des galerieslongues et sinueuses, et on descend, per un escalier, dansune exploitation inférieure que reconnut en 1777 un mili-taire vétéran, appelé Décure, lequel, se rappelant sa lon-gue détention dans les casemates de Pmi Malien. exé-cuta, pendant cinq années, un plan en relief de celte place,et construisit un vestibule en silex. Pri s de la on voit d'an-ciennes exploitations, un grand pilier taillé dans la masse| calcaire, qui olfie des traies d’un courant souteirain; uni autre pilier en pierres sèclu s, couvert d'une incrustationd'albâtre calcaire, gris et jaunâtre,' et à 80 mètres de cepilier on arrive au vestibule des Catacombes. On y lit, cn-| ire autres inscriptions, celles-ci : « Has ultra rcquiesrunt