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i lï. 75 c. la première heure, et 1 fr. 50 c. les suivantes. Cesdivers prix sont pour le temps écoulé de six heures du ma-lin à minuit ; après minuit on paie le double. Toutes cesvoitures publiques ont des stations marquées dans Paris ,avec un agent placé dans une sorle de guérite ornée d'uncadran pour indiquer l'heure exacte aux personnes quiprennent ou quittent les voitures. 11 est d usage de donnerau cocher un léger pour-boire, mais il ne pourrait l’exiger;il doit remettre aux personnes qui montent dans sa toi-ture une petite carte ou un bulletin qui en indique le nu-méro, pour qu elles puissent réclamer au besoin les objetsqu’elles y auraient oubliés. En cas de difficultés ou deplaintes que l'on aurait a porter contre les cochers, on peutrecourir a l'agent delà première station, ou bien au bureaude police élablipourlcsfiacreseteabriolets.rueGuénégaud,n. 31, bureau qui est ouvert de huit heuresdu matin à cinqheures du soir. Les plaignants peuvent même se dispenserde paraître en personne au bureau de police; ils n'ont qu’afaire connaître par écrit leurs griefs au préfet de police,qui en renvoie sur-le-champ l'examen à qui de droit.
Indépendamment des liacrcs et des cabriolets de place,il y a des voitures de remise, que des entrepreneurs louentau jour, au mois, au trimestre ou à l'année, ün les paie de20 à 30 fr. par jour, de i à 500 fr par mois, et ainsi desuite. Le propriétaire de la voiture fournit les chevaux etle cocher, et même il offre un homme en livrée qui se tientderrière et ouvre la portière. Avec ces sortes de voilure onse dirige ou l'on veut dans Paris ou dans la banlieue ,comme si l'équipage vous appartenait. On peut aussi louerun fiacre qui a toujours deux chevaux, ou une petite voi-ture attelée d un seul cheval, pour une demi journée ouune journée entière. Les cabriolets de remise se paient,dans l’intérieur de Paris , 1 fr. 50 c. la course et 2 fr.l'heure. Quand on prend a l’heure ces voitures ou les fia-cres et les cabriolets ordinaires , on doit le déclarer d'a-vance au cocher ; autrement il pourrait exiger une coursea chacune des haltes qu’on lui ferait faire. Il faut, en mon-tant en voiture , dire au cocher si c’est à la course ou al’heure qu'on le fait marcher et régler sa montre avec lasienne, après avoir regardé le cadran de l'agent de la sta-tion. Le cocher pris à l’heure est à la disposition de la per-sonne qui l’a retenu, pour tout le temps qu elle le veut.