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présentent quelques-unes de nos batailles navales. Dansces diverses expositions l'on a suivi, autant que possible,l’ordre chronologique; et lorsque les dimensions des ta-bleaux y faisaient obstacle , de nouveaux changements onteu lieu à cet effet dans la distribution des appartements ;il n'y a que quelques rares exceptions à celte règle histo-rique des temps. Enfin, comme l’ancienne dénominationde certains appartements eût contrasté avec les tableauxqui s’y trouvent placés, on a maintenu à côté de la dési-gnation moderne le nom consacré par l’usage : de cettemanière les souvenirs du passé revivent avec les disposi-tions du présent, et le palais de Louis XIV subsiste avec leTemple de la gloire française.
La grande cour d’entrée offre, du côté «les appartements,la statue équestre de Louis XIV en costume du temps.Elle parait au milieu de seize statues colossales qui repré-sentent : Duguesclin dont l’ombre gagnait des batailles ;liayard , chevalier sans peur et sans reproches: Turenne etCoudé , illustres généraux ; Duquesne, Dugay-Trouin. Tour-vilie et Suffren, célèbres marins; Suger , Sully, Richelieuet Colbert , ministres immortels ; les maréchaux Masséna .Jourdan, Montebello et Trévise ; alliance de siècles. «legrandeurs et de grandes renommées, qui prépare l’espritdu visiteur aux objets qu’il va contempler dans l'intérieurdu palais, formé de trois corps de batiments principaux, lecorps central, l’aile du sud et l’aile du nord.
C'est dans le corps central que se trouve le grand esca-lier ou l'escalier de marbre, dont le vestibule offre lesbustes et les statues de Mansard, qui a créé l'édifice: «leLenostre qui a créé les jardins; de La Fontaine et de lioi-leau. qui les ont célébrés; de Molière et de Delillc, deLouis XIV et de Louis-Philippe . Dans les appartements deLouis XIV , on admire au plafond une des plus bellespeintures de Paul Véronèse , qui faisait partie «le la galeriedu Conseil des Dix, à Venise , et que, lors de nos victoires enItalie , Napoléon fit enlever pour cire transportée à Ver sailles . C’est dans ces appartements que se trouvaitLouis XVI lorsque M. de Brézé, grand maitre «les cérémo-nies, vinttout ému lui rapporter celle fameuse réponse deMirabeau : < Allez dire au roi que nous sommes ici par lavolonté du peuple, et que nous n’en sortirons que parlaforce des baïonnettes! »