QUATRIEME PARTIE.
ENVIRONS OE PARIS.
CHAPITRE XI.
Franchissons la barrière, et allons visiter quelques-unes des localités de la banlieue : car la splendeur de lacapitale n'est pas entièrement concentrée dans ses murs;ses alentours y ont leur part, et sous ce rapport aucunemétropole n'en offre à l'œil d'aussi intéressants, n'eùt-clleque Versailles , Saint-Germain, Saint-Cloud , Saint-Denis,Montmorenci et Fontainebleau . Kcndons-nous d'abord àVersailles , par un des deux chemins de fer qui y condui-sent.
I
Versailles.
La première origine de Versailles est incertaine. Cetteville, qui avant Louis XIII n'était encore qu'un pauvrepetit village, a une église dont on fait remonter la date àl'an 1084 de notre ère. Ce lieu n’était qu'un rendez-vousde chasse, au sein des forets qui l'entourent et qui s’éten-dent. d’un côté, jusqu'à celle de Saint-Germain, de l'autre,à celle de Rambouillet . C’est à ce puissant attrait de lachasse que Versailles a dù sa fortune. Elle commença sousCharles IX , qui y institua quatre foires et un marché. Leseigneur de l'endroit, Antoine de Loménic, fils d'une desnombreuses victimes de la Saint-Barthélemy , vendit Ver sailles à Louis XIII , en 1627. Ce prince y fit bâtir un pa-villon, puis une habitation plus grande, c'est-à-dire uncorps de logis de 44 mètres sur chaque face, avec deux