EXPERIMENTAL E» "
attraction est plus forte , lorsque les parties des corps fe touchentmutuellement ; mais elle diminue plus vite que la pesanteur, desque les parties des corps ne se touchent plus, ôc lorsqu elles fontà une distance sensible les unes des autres, cette attraction decohésion devient presqu’insensible.
Cette attraction est toujours plus sorte, lorsque l'attouchômentest plus grand. Par exemple, si deux planches de sapin ou dechêne sont colées ensemble dans le milieu le long de la veine dubois, on les rompra plus aisément partout ailleurs que dans l'en-droit où elles sont ainsi colées ; parce qu il y a plus de pores, 6cpar conséquent moins de parties qui le touchent dans toutes lesautres parties du bois que dans l’endroit où les deux planches sontcolées ensemble ; car lorsque le bord d'une planche est bien raboté,ou que les deux pieces de bois sont bien polies, la cole remplittous les vuides , 6c il arrive que les deux planches se touchentnon-seulement dans les endroits où elles se touchoient auparavant,mais encore dans les interstices où elles ne pouvoient pas le tou-cher ; parce que la cole qui remplit ces petits espaces, tient laplace du bois. Au contraire , lorsque le bois est plus solide , * ouqu’il a moins de pores que la cole , il n’est pas aussi ferme dansì’endroit où il est colé, que dans les autres endroits ; comme onîe peut voir dans le bois de brésil, dans l’ébéne ou lìgnum-vìta ,6c dans les métaux. Les parties du verre , qui sont presque ron-des , ne se touchant que dans un petit nombre de points, se sépa-rent aisément les unes des autres , ôc par conséquent se brisentaisément. Les fluides ( dont les parties paroissent être sphériques)n ont presque aucune cohésion , excepté celle qui est nécessairepour former les goûtes , dont la rondeur prouve clairement 1 at-traction de cohésion : car si cette rondeur dépendoit de la pressionde l’air, les goûtes ne seroient pas rondes dans le vuide, ôc si ellesdépendoient de la pression extérieure d’un autre fluide quelcon-que , deux goûtes ne pourroient jamais se réunir, ôc en formerc ne seule, parce que la figure d’une portion d’un fluide, * presséede tous côtés pat le même fluide , ou par un autre , ne sçauroitêtre altérée par cette pression ; au lieu que par l’attraction mutuelledes petits globules * qui composent la goûte , elle doit devenirtonde, ôc elle doit persévérer dans cet état, parce que toutes sesparties font alors dans l’attouchement le plus intime quelles puis-sent avoir. II est vrai qu’une goûte d’eau, ou de toute autre liqueur,S glatit dès quelle touche une table ou toute autre surface plane,
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Leçon I.
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* Note t4
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