Leçon I.
Planche i.Figure 5.
* Note 16 .
12 COURS DE PHYSIQUE
qui ne la repousse pas ; ce qui vient de l’attraction de la table, &t
de la pesanteur de la goûte , si la table est horizontale.
On verra plus clairement par l’Expérience suivante, combienun attouchement plus intime augmente cette attraction.
Expérience IV. Planche 1 . Figure
20 . Ayant mouillé ou barbouillé légèrement avec de l’huiled’oranges * deux verres plans A B C D (de x 8 pouces de long êcde trois ou quatre pouces de large ) on les placera l’un fur l’autrehorizontalement dans le chaílis de bois H j L M , ôí l’on mettraauparavant une goûte de la même huile fur le plan inférieur en G,avec une pie ce mince ou une monnoye lut le même plan entre D& C, afìn que le plan supérieur ne le touche pas dans cette extré-mité , pendant que les autres extrémités A B fe touchent parfaite-ment. La goûte étant assez grande pour toucher le plan supérieur,s’applatira d’abord, ôt Rapprochera des extrémités qui fe touchent;son diamètre augmentera continuellement , comme en Q ôc R,ôt elle ira plus vîte à mesure qu’elle s’étendra. Lors même qu’onéleve les plans dans l’endroit où ils fe touchent par le moyen dusoutien O N, la goûte continue de s’avancer vers les extrémitésqui fe touchent, mais non pas aussi vîte : Lorsque la goûte est enG , la moindre élévation des plans la retarde ; li on les éleve unpeu plus , elle s’arrête ; íì 011 les éleve encore plus, la pesanteurde la goûte agit píus fortement que l’attraction des plans, ôc faitdescendre la goûte en bas vers C D. Lorsque la goûte est en Q ,il faut pour l’arrêter, donner au plan beaucoup plus d'élévation, 6cà plus forte raison pour la faire descendre. II faut encore plus d'élé-vation , lorfqu’elle est en R. Lorsque les plans font assez élevéspour faire tomber la goûte, íì l’on presse avec le doigt le plansupérieur un peu au-dessus de cette goûte , pour le faire approcherdu plan inférieur, non-feulemenr la goûte s’arrête, ôc ne tombeplus, mais elle le meut vers le haut ; parce qu’elle s'étend davan-tage par cette pression, Ôc qu’elle touche un (1 grand nombre departies des verres, que même dans cette élévation des plans ,leur attraction surmonte la pesanteur de la goûte. Ce qui la faitmouvoir au commencement vers AB, c est la plus grande attrac-tion des plans en e on ils font plus près l’un de 1 autre, qu’ils ne lefont en /. La vitesse de la goûte augmente , pendant qu’elle Rap-proche de AB, parce que * l’attraction devient toujours plusgrande à mesure que les plans font plus proches l’un de í’autre»
* Note 17 ,