22 COURS I) E PHYSIQ U E
I.fçon I. mais l’expérience ne réussira pas une seconde fois li l'on ne frottepas de nouveau îe récipient.
Planche r.Figure ij.
41. La plupart de ces expériences ôc peut-être toutes, réussis-sent également lorsqu’on a pompé l'air du récipient : il y a seule-ment cette différence, qu’en le frottant dans le vuide , il se formeune lumière de couleur de pourpre, qui est beaucoup plus abon-dante, ôc qui est toute renfermée dans le verre : & au lieu que lescorps étoient auparavant attirés, lorfqu’on les tenoit en-dehorsauprès du verre, cette attraction ne paroît plus, ôc elle n’agit qu’endedans. Il en est de même du tube lorsqu’on en a tiré l’air, aussi-bien que d’un globe de verre que I on fait tourner par le moyen
* Note *3, d’une roue , * ôc que l’on frotte ainsi avec la main , tel qu’il est
décrit plus au long par feu M. Haivksbée dans son Livre d’Expérriences, où il a donné un grand détail dun grand nombre d’Expé-riences électriques qu’il a faîtes,
42. J e ne m’étendrai pas davantage fur ce f.ijet quant à présent',parce que j’aurai occasion de le traiter plus à fond dans un autreendroit de ce Cours, ôc que le but de cette Leçon, n'est que defaire voir, que les propriétés des corps, comme la pesanteur, lesattractions ôc les- répulsions , qui feront dans la fuite employées àexpliquer différons phénomènes , ne font pas des qualités occultesou des vertus supposées, mais qu’elles existent réellement, ôc queles Expériences ôc Observations les rendent sensibles à nos sens.Ces propriétés produisent des effets, ôc suivent des Loix fixesagissant toujours de la même maniéré dans les mêmes circcnstan-
* Note 14. ces ; ôc quoique les causes de ces principes * ne soient pas
connues, puisque nous ne prétendons pas donner aucune raisonde ces causes sécrétés, il est clair que nous rejettons les qualitésoccultes , bien-loin de les admettre dans notre Philosophiecomme les Cartésiens nous le reprochent stms cesse, r