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Tome premier.
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EXPERIMENTALE.

L;

NOTES SUR LA PREMIERE LEÇON.

i. P Art. z — Mais toute la variété, &c. ]

S I Ton regarde les briques qui composent un bâtiment, comme en e'tant les N otes fur

parties les plus petites, on trouvera que quelque semblables quelles la lre.Leçon.soient entr’ellcs, leur différente disposition doit produire dans l’édifìce , desparties très-diíïtrentes : Une voûte , une muraille , une cheminée, untrumeau , une colonne quarrée ou ronde , un globe ou un cube fontcomposes de la même espèce de',briques ; & celles qui fervent à une partie,pourront aisément servir à une autre. Ainsi dans le merveilleux édifice del'univers, il n’est pas necefîàire qu’il y ait quelque différence entre les atomesou particules primitives qui en composent les parties différentes ; les mêmesatomes étant auíli propres à produire la terre que la mer, à former de Por qu’àformer de Pargile : & lorsqu’on ne sait pas attention à l’ame qui est unieà la matière, on voit que la disposition particulière des premiers atomesfait toute la différence qui se trouve entre un bloc inanimé & le corps dePanimal le mieux organisé.

On peut apporter un grand nombre d’exemples de la matière de diffère n scorps, dont la variété ne dépend que de Parrangcment différent & de laposition de leurs parties.

Lorsque l’eau des rivières , de la mer & dcs’lacs, est raréfiée par lachaleur du soleil jusqu’à devenir spécifiquement plus légere que Pair ( cequi arrive, lorsqu'elle occupe environ 900 fois autant d’espace dans la vapeurqu’elle en occupoit dans Peau) elle s’eleve aílèz haut pour R,-mer des nuagesde différentes couleurs, qui flottent à la hauteur à peu près, où Pair est dela même pesanteur spécifique que les nuages.

Lorsque les vents en entraînant une partie de Pair supérieur, sont causeque celui qui est en-destòus s’étend & devient plus leger , les nuages conser-vant la même pesanteur specifique qu’ils avoient auparavant, lbm forcés dedescendre ; & la résistance qu’ils trouvent dans leur chute les fait changer enpluye : cette pluye tombant fur la terre, íé précipite presque toute dans lesrivières & dans la mer, & le reste entre dans la terre, & est imbibé par lasemence des plantes. Si Pon considère Peau de pluye qui entre dans les grainsde bled qui ont été semés, on voit qu’elle se change en feuilles vertes, enpailles, en épis & ensuite en grains. Le grain étant moulu devient farine ;la farine devient pâte , ensuite étant cuite au four, elle prend de la croûte &se change en pain. La partie nourriss ante du pain ( après que l’homme l’awangée, Sc qu’elle a paste dans l’cstomach») fort des intestins pour entrerpar les veines lactées dans le receptable du chyle, & de-li par le conduitthorachique dans la veine sousclavaire gauche, ou ( comme un Anatomiste * * M. île Saint- 1ingénieux l’a découvert depuis peu ) dans la veine jugulaire gauche inté- An ^ rc -ricure. Là le mêlant avec le sang, elle lé porte dans le cœur & dans lespoumons, où Pair lui communique ses particules vivifiantes, & revenant au