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Tome premier.
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74 COURS DE PHYSIQUE

Notes fur avec le seul mouvement de ses mains en travaillant io heures par jour)la 11. Leçon, on peut trouver une machine par laquelle un homme appliquant toutefa force faííe autant que cinquante hommes dans le même tems. Ainsi dans unautre cas, les machines peuvent donner un grand profit, en rendant efficacela force ou l’intenfité de la puiflàncc ou des puifíànces > qui étoient auparavantmal appliquées, ou qui n’étoient point appliquées du tout. G’est ce qui a étéexécuté à Derby d’une maniéré très-ingénieufe, par Meilleurs Thomas ScJean Lembe , qui ont employé la force d’une roue à eau pour dévider la foye& Italie , enforte qu’ils ne perdent ou qu’ils n’employent inutilement aucune -partie de la puiflânce.

Comme les propriétaires de cette machine curieuse ne font pas bien-aifes qu’on donne au public une description de toute la machine, ou de chacunde íès mouvements, je n’en donnerai ici qu’une idée générale , fçavoir qu’il

y a

26 58 6 roues .

97 74 6 mouvements.

73 728 vergcsdcsoye dévidées à chaque tour de roue quise fait yfoispar minute*

518504 960 verges de foye dans un jour & une nuit, Sc par conséquent99 573 547 5 50 verges dc Joye dans un an.

Une feule roue à eau communique le mouvement d tout le refle des rou'ès & des'mouvements , qui peuvent s’arrêter chacun Jéparément & indépendamment les unsdas autres. Une feule machine à feu porte l’air à chaque partie de la machine enpart iculier r & tout le travail ejì conduit par un seul principe.

7. [17.- Scorpions , Scc. Donner une vitesse suffisante, Scc. ] Les Scor-

pions font des machines à lancer des flèches r des bouïles de feu, ou de grandespierres. On peut en voir la description dans Vitruve & dans Juste-Lipfe ,TMiarcscPig- cité ci-devant * , d’où j’ai tiré les figures représentées dans la planche 6 . LaDúl. 4. première figure représente une de ces machines chargée.. Le point A du plus

PLt-cÎic long bras A C qui dans la situation naturelle le tient le plus élevé par le

Ifi^ure moyen des boètes de pierre ou de poids B B , ayant été conduit en A ( par

la corde R R Sc lagance a que l’on tire par le moyen de la roue W & dupignon en J , autour des rouleaux M & L ) la clavette H H qui lé ter-mine un peu en cône, l’empêche de s’elever de nouveau. Ensuite la gancea étant ôtée de A , & la fronde S étant chargée d’une balle ou d’une pierreT , le scorpion est prêt à être déchargé ;■ ce qui se sait par un petit coup demarteau à l’extrémité H i de la clavette , ou en la retirant subitement avecune corde ; car alors A n’étant plus arrêté en bas, s’élévc avec une grandevitesse par la chute des poids B B , & l’une des gances de la fronde se détâ-chant de la pointe A qui est conique pour cette raison , la pierre part, commeon le volt dons la seconde figure, qui représente un autre scorpion un peudiffèrent du premier. Toure la différence est que dans cette derniere figure ,comme l’extrémité A qui fait la décharge est plus proche de saxe du mouve-ment D D y que 11’est la même extrémité dans la premiere figure ; on yapplique une poulie L de telle manière , qu’elle fait mouvoir le manche J dupignon qui engraine dans la roué W , auflì aisément que dans le premier cas.Quant à l’effet, fi Ton suppose les poids B B égaux dans les deux scorpions?