i 3 p C O U R S D E P H Y S I Q U ELeçon III. d’une corde sur la circonférence extérieure de la roué A , maisordinairement des hommes ou un cheval ou un asne, la fonttourner en y marchant en-dedans.
Pi.indic fi. Quelquefois auíli on gagne de la force par le moyen d’uneEyurc4. contre-roué dentée, en donnant le mouvement à fa circonférenceavec un pignon.
82. La 5°. Figure représente un cric, qui est un instrumentfort usité , pour élever des poutres péfantes ou de fort grandsfardeaux de toute efpéce ; mais comme son mouvement à rouésest caché fous une forte pi.éce de bois C B , je crois qu’il est àpropos d’en représenter l’intérieur dans la Figure 6 , où il faut feu-lement supposer la crémaillère AB au moins quatre fois auílilongue à proportion de la roué Q ( la figure de la crémaillère étantici raccourcie parce que la place y manque ) ôc fes crans , qui doi-vent être quatre fois plus nombreux pour qu’il y en ait environtrois dans un pouce. Ensuite si la manivelle a sept pouces de lon-gueur en diamètre , cinq tours, c’est-à-dire, cinq fois 22 poucesou 110 pouces, seront la vitesse de la puissance pendant que lepoids élevé par la griffe A , ou abaissé par la griffe B , fe meutd’un pouce : car comme le pignon n’a que quatre dents, ôc laroué Q vingt, il doit y avoir cinq révolutions de la manivelle fixéeau pignon pour faire tourner la roué une fois , dont le pignon àtrois dents fera mouvoir précisément trois crans de la crémaillère,ou un pouce. O11 auroit aussi connu cela fans voir , ou mêmefans connoître le nombre des dents de la roué ôc des pignons, enmesurant une révolution de la manivelle dans la Figure 5. ôc com-parant l’efpace parcouru par la main avec l’efpace parcouru pari’extrémité A ou B. Ainsi dans toute autre machine composée ,nous pouvons juger de ía force , en comparant la vitesse de la
f >artie à laquelle la puissance est appliquée avec la vitesse qui meute poids, comme on l’a fait voir ci-devant. ( n°. 5 2,47. ) Quelque-fois cette machine est ouverte par derrière depuis le bas presquejvssqu’à la roué Q , a fin que la glisse inférieure ( qui dans ce casest tournée en haut vers B ) tire le poids en haut. Lorsque ce poidsest tiré ou poussé à une hauteur suffisante, on l’empêche de retom-ber en suspendant l’extrémité du crochet S attaché à une gâcheau-dessus de la partie courbée de la manivelle en h. ( Figure )Tout l’ouvrage doit être très-fort dans cette machine , mais furtouCïes; parties qui soutiennent immédiatement le poids ; ôc cela doit