142 COURS DE PHYSIQUE
Notes {lir Pour procéder méthodiquement y nous examinerons le frottement inévitable dela î ! I. Leçon, chacune des machines simples , ou inflruments méchaniques en particulier.t-'-'V'-vJ Le levier eû égard au travail qu’il fait, est sujet à un fort petit frottement,se mouvant lur une petite surface qui traverse l’instrutnent comme une ligneoù est appliqué 1 ’ appui oti Y axe d:t mouvement > que l’on nc regarde dans lathéorie que comme un point, 8c qu’on nomme centre du mouvement.
Quoique la balance ( dont la construction aproche le plus de celle dulevier ) n’ait pas plus de frottement à proportion de ià longueur, que lelevier ; cependant elle en a trop de beaucoup , pour une balance délicate,comme on le voir par expérience. 11 y a peu de faiseurs de romaine qui con-noilìènt en quoi consiste la délicatelìò d’une balance ; mais ils suivent ordi-nairement leur routine, ou lorsqu’ils veulent exceller, ils tâchent de se sur-pailèr les uns les autres en ornements , ou dans la finelìè de l’ouvrage, con-sultant plutôt la beauté que futilité , & croyant que tout est sait, lorlqu’ilsont construit une balance qui tombe avec une petite partie d’un grain.
Pour me rendre utile à ceux qui veulent faire des balances fort exactes,ou à ceux qui veulent s’en forvir, j’entrerai ici dans le détail des défauts quej’ai trouvé dans les balances qui paflènt pour être extraordinairement bonnes,8c je ferai voir de quelle maniéré on peut, à mon avis, éviter ces défauts,ôc ce que l’on peut attendre de mieux d’une balance bien faite.
M. George Graham, 8c moi, I’été dernier, nous étant mis à faire quelquesexpériences avec le Brigadier Armftrong , Intendant pour les Ordres de SaMajesté, nous avons examiné une balance faite par un Ouvrier fort habile,8c conlervée dans un étui de verre, asm que l’air n’eût point d’action furelle. Cette balance étoit regardée comme extrêmement délicate, p'arce quela 258 e . partie d’un grain la failòit tomber ; mais après savoir bien exami-née, il parut qu’elle s’écartoit de cette délicatesse , quelquefois de trois desparties précédentes ; ce qui nous fit d’abord penser que la balance avoit peut-etre un bras plus long que l’autre ; mais à la fin nous trouvâmes que cettedifférence venoit de la situation de saxe du mouvement ; car fi dans le cerclePlanche 1;. A<i Bí ( Planche 13. Figure 13.) qui porte fur là partie infétieure A , l'axePistile 13. ou le côté tranchant de C, ce côté ne reste pas en repos en A , mais en
a ou b , le bras qui fora de l’autre côté de A fera prépondérant ; ce quiarriva dans nos expériences, jusqu’ù produire une différence trois fois plusgrande que lorsque nous faisions tomber la balance dans fa vraie situation. Orpuisque te frottement augmente à proportion des poids qui portent sûr l’axedu mouvement ( comme nous le serons voir dans la suite ) , cette erreutaugmentera de la même maniéré, 8c deviendra considérable à mesure qu’ony pèsera des corps plus pelants ; de sorte que lorsque nous croyons avoirun équilibre , en tenant seulement en haut le fléau E L avec le poids suspenduà ses extrémités dans la balance , nous trouvons en le laiflànt tomber denouveau , que Y équilibre est perdu ; tant il est difficile de placer le tranchantou Taxe du mouvement au même endroit où il étoit auparavant, ou de luistonner un vrai support au commencement, sur la partie inférieure de l’anneauen A. Les Faiseurs de balances tombent aussi de tems en sents dans une autrefaute , qui est de ne pas faire les bras exactement de la longueur requise ;8c pour cacher ce défaut , ils ajustent la balance en limant une partie de