E X P E* R I M E N T A L E. i
» mains Sc les pieds , pour marcher & saisir les objets. Or ce* membres« n’auroìent pas pû se mouvoir autour de leurs jointures, s’ils n’avoient pas« été tires par des cordes musculaires , & ces cordes dévoient être rellerréesIJ par une force mouvante. II est question de faire voir que la force mou-»> vante ne doit pas être moindre , mais q t selle doit être nécelîkirement» plus grande que le poids & la résistance des membres suspendus. Conlì-« de'rons un membre , par exemple, le bras entier ; il est clair qu'il étoitw néceliaire à ce membre qu’il pût le mouvoir de tous les côtés autour de la» jointure de l’épaule , pour être en état de tirer , de suspendre tk. de poullèr» les résistances tant du poids du bras même , que des corps extérieurs qu’il* doit saisir : ces opérations demandent une figure particulière des forces &» des instruments convenables , & tous propres à ce deiléin. La figure fans» doute doit être longue comme un levier mobile autour d’un centre, d’un» point fixe ou d’un ajná solide dans l’épaule. Dans ce levier on doit conlidérer» les polirions où la force mouvante & la résistance sont appliquées. La puis-» sance mouvante agit en rellèrrant les cordes musculaires, qui ne peuvent» être attachées qu’auprès du centre du mouvement du levier, comme on" fa dit ci-devant, * pendant que la résistance est appliquée à l’extrémité de
" Notre ingénieux Auteur dans fa vingtiè-me Proposition , a fait voir qu’il ellà proposque les tentions qui font mouvoir les os ,soient attachés auprès île l’cxtrémiré tic l’os( à une grattée distance du centre du mouve-ment, comme nous tâchons de le faire dansles inílruments nséchaniqncs J mais auprèsda l’articulation ou dc la jointure. Voici sesparoles : Planche 15. figure z. soient
■“ deux os A li & G P joints & articulés cn” AF , & de maniéré que A B soit tiré” autour de C , centre de r.irticulation ,33 comme les deux os du bras ; & soit le33 muscle D E attaché à G , extrémité fixe33 de f épaule cn G , & que son extrémité33 loit jointe en E , extrémité de l’os infé-=> rieur du bras ou du coude A B ; laquelle33 extrémité doit être tirée autour du centre» C tic l’articulation , décrivant Tare B fl s33 j j dis que la nature ne peut ni ne doit pas11 attacher l’extrémlté tendineuse E auprès33 de PcKfrtnvré B de l’os A B. Car si elle33 le pouvoir , supposons que la liaison E33 loit faite auprès de B où est le poignet,53 alors le tendon & le muscle' D E est ou31 détaché du membre & des os I) A B ,35 pouvant s’cn séparer, ou il lui est attachéV' cn bas par quelque ligament ou faisceau31 comme 11 . S'il en est détaché, vo'ci ce33 qui s’cnluivra : Comme l’os A fi ne peut31 pas se tourner en haut entièrement dans"l-> situation AH , fans être tiré par la33 contraction de la corde musculaire D E ,*’ auquel cas fa longuau' D t pour être
Tam C I,
« réduite à D M , doit devenir moindre que31 la huitième partie dc D E, laquelle con-» traction dans le bras feroit d’eoivton tm« pied & demi , ce qui feroit non-seulement»i embastillant, mais encore impossible. Cela» feroit embarassant, parce que la largeur Sc» l’épaisseur du bras feroit beaucoup aug-« nientéc pour çontenir les dimensions de» C M , égal à CE, enlòrte que le bras par-> cette seule raison deviendroit aussi gros quon k ventre de 1 animal, & cette grosseurmonstrueuse , cmpecherolt le reste des»> mouvements du bras & de ranimai, j Dc» plus comme la structure d’un muscle est», telle qu’il 11e peut 1 c resserrer que fort peu,», rarement a u delà la largeur de deux on»> trois doigts, une telle fixation du muscle« qui exige une contraction si prodigieuse13 ( fijavoir d’un pied Sc demi ) feroit d’ail-31 leurs impossible. Mais l’abliirdité d’tma.» telle position paroítra plus évidemment,33 si l’on suppose que l’os A B est l 'humerai.3 i s on l’os supérieur ) du bras gauche , qui» doit être mû de tous les côtés autour de li33 jointure C dc l’épaule . asm qu’il puisse33 être amené à là poitrine, il est clair qu’il3 > doit être tiré par le mafcle E D , fixé cn D,33 côté droit de la poitrine. H faut encore33 qu’il y ait un autre muscle pour l’clever ,»i & qui soit sixé a u sommet de la tête , &» celui qui doit l’abaister a ta son origine33 dans la partie inférieure du ventre ; ces» muscles avec ceux du bras d> oit demandc-3 i roient un grand espace enflé comme un
X t otes ‘surla 111. Leçon.
C'-’V'O
Planches
Figures.