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Tome premier.
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Notes surla III. Leçon.

C'V'-o

Planche 14.Figure 15.

Planche ry.F^ure 1 .

Í60 COURS DE PHYSIQUE

qui a porte une pierre sur une charréte, vient à la décharger dans le lieudestine', enforte qu’elle se repose sur son côté E , il apuye l’extrémité de laplanche sur le terrein en E ; & élevant l’cxtrémiré B en haut, il sait tournerla pierre fens-destùs-destòus ; cette opération change le lévierde la premièreelpéce en un levier de la seconde, dans lequel E est le point d ’apui , B lapuistànce, & le poids est en A.

Les cilbaux à tondre ( Planche 1 5. Figure z. ) font deux léviers de latroisième elpéce , le centre commun du mouvement étant dans Panneau àr.eslòrt (2 , pendant que la puistànce ou la main est appliquée en P p , & lepoil à couper est comme le poids en W. Ainsi les deux jambes d’une pairede pincettes font visiblement des leviers de la troisième elpéce. Wne échelleou une perche que l’on dreíîb contre une muraille , font ausli des léviers dela troisième espèce. Mais l’usage des leviers de cette espèce paraît d’unemanière beaucoup plus admirable dans le corps d’un animai, où le Créateurinuniment làge a fourni aux animaux tous les moyens de mouvoir leurs mem-bres avec une grande vîtestb , en appliquant la puistànce des muscles fortprès du centre du mouvement, Sc donnant en meme-tems aux muscles unefort grande force, jpour faire leurs fonctions très-subitement, & pour éleverleurs membres meme avec de grands poids suspendus à leurs extrémités ;comme par exemple, lorsque nous élevons des poids avec nos mains ou avecnos pieds , ou lorsque nous tenons ou que nous brisons des corps durs avecnos dens. A peine y a-t’il un os dans le corps d’un animal, qui ne soit unlevier de la troisième espèce. C’est une spéculation agréable & cuticule,de considérer la proportion qui est observée dans le corps d’un animalcomme dans une machine que les Arts ne copient que faiblement.

On peut y voir différentes applications des puistànces, qui se soutien-nent mutuellement pour mouvoir les membres, qui agissent quelquefois deconcert dans un même-tems , qui Ib succèdent quelquefois l’unc à l’autrepour changer de directions, & qui agissent quelquefois l’une contre l'autrepour arrêter & éteindre le mouvement ; dans d’autres tems elles tirent furdes poulies pour changer l’angle de traction , félon que la nécessité l’exige.Mais ce sujet est lì abondant, que je ne puis en donner ici qu’1111 ou deuxexemples , renvoyant les Curieux à Alphonse fíorclli , qui a écrit un Livreentier fur cette matière ( de motu animalium ) & de qui je réemprunteraique quelques Propositions. Voici la vingt-&>uniéme de Ion premier Livre.

Proposition XXI. Planche 1 5. Figure 3. Ôc 4.

» La puissance absolue’ de chaque muscle d'un animal , doit être nécesaircment» plus grande que le poids du membre qui y efl suspendu; mais elle ne peut pas êtrew moindre.

» La nature infiniment sage, ct tellement construit le corps des animaux,v. » composés de différents organes joints ensemble, qu’elle les a rendu capables

» de íe mouvoir d’un lieu à un autre , & de former les différentes opérations-, requises pour la conservation de leur vie. Mais cela ne Içauroit fe faire en' »> donnant à un animal une figure orbiculaire comme celle d’une balle, Sc

?» i] étoit à propos qu’il fut composé de différentes articulations, comme le*

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