\6S C]0 U R S DE PHYSIQUE
Leçon sur „ rise pour l’aider à tirer , parce que comme dans cette situation les musclesla 111 . Leçon. „ tirent en bas Y avant-bras , ainsi l’ avant-bras poulie aulïi en bas par (a„ pesanteur , &c ces deux puissances prises ensemble ont un moment égal àPlanche is. ” ce ^ u '. Or comme dans le premier cas le poids de \’avant-bras
Figure 8. n a été ajoute' à la résistance du corps pelant R , ainli est-il ajoute a la„ puissance des muscles dans celui-ci ; & puifqu’on a fait voir que la plus„ grande puissance des muscles D C e'toit égale à celle de 560 livres ( par la„ vingt-deuxieme Proposition citée ci-devant) il luit que si le levier AB„ n’avoit aucune pesanteur, ayant trouvé que la diílance O B est vingt sois„ celle O J , le poids R doit être de 28 livres ; mais parce que 2 livres„ ajoutées à R font en équilibre avec le poids de Y avant-bras A B ( c’est-à-„ dire, quelles en font comme un levier faná pesanteur) il s’enfuit que le„ poids avec cette addition faiíànt trente livres, fera le plus grand poids„ que la force des muscles puiflè soutenir dans cette situation. On peut„ prouver cela d’une autre maniéré ; car le poids de Y avant-bras qui descend„ étant comme deux livres suspendues en B , & agillànt également avec„ une force de 40 livres qui le tire appliquée en J ( à caulé de la propor-„ tion réciproque de 10 á 1 ) la force de la puissance D C J fera de 560,, livres ; donc cette force jointe au moment de Y avant-bras qui agit avec„ elle , produira un ester égal à tout le poids de <foo livres.
Mais ce qui paroît le plus merveilleux, c’eit la force des muscles qui fontmouvoir la machine inférieure , que Borelli examine dans la quatre-vingt-septième & quatre-vingt-huitième Proposition de la premiere Partie de s>nLivre, où il fait voir que ces petits muscles, qui, pris ensemble, n’excedcm pasdans un homme le poids d’une livre, agillènt pourtant avec une force égale' à 534; & dans les mâtins, les loups, les éléphants, & les lions, ils ont uneforce de beaucoup supérieure , laquelle les met en état de briser de grosossements, comme ils le font journellement en prenant leur nourriture.
7. f 3 5. - Et si le bras C W est placé en Urne droite avec P C , 8ec. On
Verra clairement que b instrument est un levier de la première cfpécc. J
Quoique le levier recourbé ne loit pas un instrument d’-un ulage commun ,excepté dans le marteau & autres outils de cette espece, cependant il est très-nécclíàire d’y faire attention , pour expliquer différentes machines qui con-tiennent virtuellement un tel levier, surtout dans les Propositions de statique,dont nous allons donner ici quelques exemples. On peut clairement expliquerpar ce moyen les cas du plan incliné Sc du coin. ( n". 48,49,50, 51,52.) ParPlanche 1». exemple, loríque le poids P ( Flanche 10. Fiourc 14.) louticnt le poids WFigure 14 J dans j e plan incliné AB, en tirant le centre du poids dans la ligne M W paral-
lèle au plan, on peut considérer dans ce poids le levier recourbé W T n , dontle plus long bras est W T, & le plus court T n. Or, comme le ligne de direc-tion de la puissance est M W parallèle au plan, la ligne T W menée à anglesdroits fur cette direction, sera la distance de la puissance ; & comme W.n estla ligne de direction du poids, n T fa perpendiculaire fera la distance du poids ;donc comme n T ( bras le plus court du levier recourbé) : est à W T ( fin pluslong bras ) : ; ainsi la puìjfance P : est au poids W. Or comme les triangles