184. COURS DE PHYSIQUE
Notes íur vîtefes . ] Vers l’an 1720 & 1721 le feu Jean Rowley Constructeuria III. Leçon. d’Instrumens de Mathématique fit tant de bruit de la roue qu’il avoir vûë k* ~ ‘ Hejfe-Cajsel , ( qu’il croyoit être un mouvement perpétuel, auíli-bien qu’un
grand nombre de personnes dans ce pays-là ) que non-iëuletnent la troupeordinaire des hommes à mouvement perpétuel, qui paroît dans chaque siécle ,mais encore quelques personnes qui avoient beaucoup d’elprit, firent destentatives pour en venir à bout, & furent même encouragées par quel-ques grands Mathématiciens, qui voyant le devis qu’on leur présenta ,déclarèrent qu’ils ne voyoient aucune raison qui empêchât que ce ne fût unmouvement perpétuel. Mais comme je me fuis toujours déclaré contretous les projets qui tendent à ce but, je fus prié dans le même tems de ~publier les raisons que j’avois pour dire que la chose me paroiíìôit impossibleou impraticable ; c’est ce que je fis dans les TranfaVlions Philosophiques , nom-bre 3 69 , d’une maniéré à décourager ceux qui foudroient faire de pareillestentatives, où l’on a perdu tant de tems & d’argent. Je fais ici réimprimertout ce détail ; mais je prie le Lecteur de jetter auparavant un coup d’œilfur ce que j’ai dit dans la Note 4 e , Expérience troisième.
On a tant fait de bruit en dernier lieu fur la roué de Hestè-Castel fuite par3 f. Orsireus & nommée par l’Auteur , mouvement perpétuel, & Von a tantparle de ses merveilleux phénomènes, qu un grand nombre de gens ont cru quec’étoit une machine qui fe-mouvoit aHitellement d’elle-même , '& qu en consé-quence ils ont tenté de l’irniter. Mais comme on perd beaucoup de tems O?d’argent dans ces sortes d’entreprises , f ai été bien aise ( en faveur de ceux quifont des expériences dans cette vue ) de faire voir que le principe fur lequel laplupart s’appuyent ejl faux & ne peut en aucune maniéré produire le mouvementperpétuel .
Ils prennent p on r principe accordé, que íi un poids descendant dans uneroue à une distance déterminée du centre , s’en approche plus lorsqu’ilmonte , ce poids dans fa descente fera toujours prépondérant, & fera monterun poids égal, pourvû que ce poids s’approche plus du centre à mesure qu’ilmonte ; & en conséquence, à mesure que le premier poids s’éleve lui-même,il fera contre-balancé par un autre poids égal : & ainsi on cherche pardistérentes inventions de produire cet effet, comme íì le mouvement perpé-tuel cn devoir être une conséquence infaillible.
Mais* je vais faire voir qu’ils lé trompent dans un cas particulier duThéorème général, ou plutôt ils cn prennent un Corollaire pour le Théorèmemême. Voici le Théorème : dr un poids dans fa chiite (par quelque invention')jait monter un autre poids avec un moindre moment ou quantité de mouvementqu il fa lui-meme , il fera prépondérant , & fera monter Vautre poids.
COROLLAIRE L
Donc fi les poids font égaux, le poids qui descend doit avoir plus devîtestè que celui qui monte, parcc que le moment est composé de la vites ^multipliée par la quantité de matière.
CO.RO 1 , LA IR.F. í U