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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. i8f

Notes sur

COROLLAIRE IL

la III. Leçon.

D O N C si des poids égaux font attachés à un levier ou à une balance, oususpendus à leurs extrémités, 6c que les bras soient tant soit peu inégaux ,le poids qui cil le plus éloigné du centre, sera prépondérant.

S C H o L I E.

C e second Corollaire cause la méprise , parce que ceux qui croyent que planche ig;

la vîtefsè du poids est la ligne qu’il décrit, s’attendent que le poids qui Figures z. 4,

décrira la plus courte ligne , fera contrebalancé, 6c en conséquence ils ima-ginent des machines pour faire ensorte que le poids qui monte , décrive uneligne plus courte que celui qui descend. Par exemple, dans le cercle A B B u:

( Planche 1 6. Figure 2 . ) les poids A & B étant supposés égaux , on s’ima-gine que si par une invention quelconque, il arrive que pendant que lepoids A décrit Tare A-r, le poids B est porté dans un arc, tel que B b ,de maniéré qu’il s’approche plus du centre en montant, que s’il décrivoitl’arc B D ; ce poids B seroit surmonté par le poids A, 6c par conséquentun nombre de poids semblables produiroit un mouvement perpétuel.

On a tenté d’en venir à bout par différentes inventions, qui dépendenttoutes de ce faux principe ; je n’en rapporterai ici qu’une feule, qui estrepresentée par la Figure 4. ou une roué avec deux circonférences parallèlesà tout l’efpace entre les deux divisé en’cellules , lesquelles étant cour-bées , feront cause ( lorsque la roue tourne circulairement ) que les poidsplacés librement dans ces cellules , descendront du côté A A A vers lacirconférence extérieure de la roue, 6c qu’ils monteront du côté D dansla ligne B b b h , qui s’approche du centre , & qui touche la circonférenceintérieure de la roué. 11 est vrai que dans une machine de cette eípece , lespoids doivent sb mouvoir de cette maniéré, si la roué tourne circulaire-ment ; mais ils ne produiront jamais le mouvement circulaire de la roué.

Lc Marquis de Worceflcr fait mention d’une machine scmblabe dans fa Centu-rie d'inventions , N°. 5 6. en ces termes :

„ Faire ensorte que tous les poids du côté descendant d’une roue, soient** toujours plus éloignés du centre que ceux du côté montant, Lc qu’ils soient*> encore égaux en nombre avec autant de poids tant d’un côté que de l’autre.

* La chose seroit tout-à-fait incroyable, si on ne l’avoit pas vue ; mais on en3 > fit Inexpérience dans la mer fous ma direction, en présence du feu Roy ,

30 ( d’heureuse mémoire) de deux Ambassadeurs Extraordinaires qui accom-n pagnoient Sa Majesté , du Duc de Richmond , & du Duc Hamilton , avec13 toute la Cour qui les accompagnoient. La roue avoir quarante pieds de35 hauteur , Lc portoit quarante poids de 50 livres chacun. Guillaume** Balfore , Lieutenant, de la tour, 6c plusieurs autres peuvent l’attester.

" 11s virent tous qu’austi-tôt que ces grands poids eurent pastè le diamètre** de la ligne du côté le plus bas, ils furent suspendus à un pied plus près

* du centre ; Lc qu’auíli-tôt qu’ils eurent pallié la ligne diamétrale du côté

* supérieur, ils furent suspendus à un pied plus loin. On peut juger des43 ■conséquences.

lomé I.

A a