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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. 211

chaque côté, que cl’en mettre une seule étroite ; ôc que quand les Leçon IV.

tues font sèches , il se roi t plus avantageux d’avoir un traîneau fans

être ferré, puisqu’il est plus aisé à couler, suivant 1 ’expérience ; ce

qui paroît d’autant plus probable, que le petit traîneau d’une once

Compris fa charge, est plus aisé à couler sur le grès, à proportion

que le gros traîneau, au lieu qu’il est plus difficile en d’autres occa>

fions, parce que suivant toute apparence il se colle.

COROLLAIRE XII .

O n peut encore inférer de cette expérience qu’il y auroitplus de facilité qu’il ne paroît dans Je te ms sec , avec letraîneau de bois ; parce que quand on seine du grès pilé devantles traîneaux , le fardeau est plus facile à traîner d’un quart, soitsur le grès, soit sur le bois, fur le fer, ou fur le cuivre ; ôc commeil y a toujours des éclats de grès formés fur le pavé par les clousdes roues ôc des fers des chevaux, outre la poudre ; il y auroittoujours quelque facilité suivant qu’il paroît par l’expérience onil n’y a point de grès ni de poudre.

COROLLAIRE XIII.

Pour ce qui est du traîneau de fer, il paroît assez qu’il feroitplus avantageux pendant la pluye ; mais s’il faifoit sec, ôc que lepavé ne sut pas mouillé , ce feroit une expérience à faire , pourfçavoir, s’il ne feroit pas plus avantageux de ne pas mouiller letraîneau ou le grès , comme il se pratique en plusieurs endroits , ’avec un petit baril plein d’eau posé fur Je traîneau , qui coulepar deux petits trous, pour arroser le pavé ôc le traîneau ; ce quile rendroit véritablement plus aisé s’il pouvoit les mouiller suffi-samment.

Mais comme ils ne font mouillés qu’en partie, ôc que celan’empêche pas que le pavé ne soit marqué par le fer du traîneauqui en emporte des parties , peut-être le mouvement seroit-ilplus aisé , lì le pavé n’étoit pas mouillé du tout, parce que lespremieres parties de grès , fur lequel le traîneau commence àcouler, étant remplies ôc écrasées par le fer , la bande qui estlongue ôc qui passe successivement sur le même pavé , netrouveroit plus tant de parties à emporter , ôc couíeroit plusdoucement, ce que l’on a vû par í’expérience, ou la petite

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