EX PE’RIMENTALE.
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COROLLAIRE IX.
Ainsi cette imagination d’arc qui a obligé à prendre depetites roues , a bien plus d’inconvénient qu’elle n a d’utilitépour les chevaux & les Cochers , fans avoir égard à la dépensedes arcs , des ressorts qu’il a fallu imaginer, & du danger plusfréquent de verser parl’élevation du carolle, causée parles ressorts,ainlì qu il a été dit.
COROLLAIRE X.
Suivant ces Expériences des grandes & des petites roues,il n’est pas difficile de concevoir que les berlines font plus rudespour les chevaux que les caresses ; outre que les roués de devantfont ordinairement plus basses , c’est que les brancarts n’obéissentpas ; la íléche qui plie renvoyé un peu la roué en arriére, lorf-qu’il y a un cahot à surmonter, & la retire après avec plus devitesse ; cela fait que la roué qui fait comme le coin , s’étend enarriére , & que le coin devient plus aigu ; si elles font moinssujettes à verser , la chute en est plus forte ; si elles coûtentmoins, les réparations en font plus fréquentes pour les roués quine peuvent pas avoir de longs moyeux , ôc pour les brancarts ,qui cassent plus souvent que les flèches.
COROLLAIRE XI.
Q U O i Q u’ r L paroisse qu’il n’y a pas tant d'avantage aux gran-des roues, pour monter ôc pour descendre , en ce qu’étant rou-lantes , elles fatiguent les chevaux en descendant ; que les petitesn’étant pas fl roulantes, elles ne Ion t pas fl difficiles à retenir ; que(bailleurs en montant, les roués de devant ne font pas si chargées ;il ne faut pas tant de force à proportion des grandes , que fur leterrein uni : on voit qu’il en faut toujours beaucoup plus pour lespetites en montant, que pour les grandes , & qu’il y aura toujoursmême peine à proportion ; car la diredion étant beaucoup plusbasse , fatigue auíîì les chevaux davantage ; & si les grandes rouésfont roulantes , les chevaux font à leurs forces pour retenir, letimon étant à peu-près à la hauteur du poitrail , au lieu qu’auxpetites roués le timon est fort bas ; qu’il tend plus fortement à
Leçon IV.