Band 
Tome premier.
Seite
256
JPEG-Download
 

COURS DE PHYSIQUE

Leçon IV. Si deux hommes travaillent à l’extrémité d’un rouleau ou d’uinvindas, pour tirer d’une mine des charbons ou des pierres, oupour tirer l’eau d’un puits, il leur est plus aisé de tirer en haut70 livres , ( en supposant toujours que le poids & la puissance ontdes vitesses égales ) qu’à un homme d’en tirer 30 livres , pourvû.que le coude de l'un des manches soit à angles droits avec s autre.Car alors un homme agira au point le plus fort, tandis que l’autreagira au point foible de fa révolution ; & par ce moyen les deuxhommes fe soulageront mutuellement & successivement. Lamaniéré ordinaire est de placer les manches à l’opposite l’un del'autre , ce qui ne peut pas donner l’avantage dont je viens deparler ; quoiqu’on gagne même dans cette position un peu deforce , parce qu'u n homme tirant pendant que l’autre pousse ,travaille au plus fort des deux points foibles , pendant que l’autretravaille au plus foible , ce qui l’aide un peu.

11 est vrai qu’il y a un moyen de faire cnforte qu’un hommetravaille un tiers de plus avec un vindas , lorsque le mouvement* Note 9 . est fort rapide , comme d’environ 4 ou y pieds par seconde , * &c’est par supplication d’un volan , qui est une croix portant despoids de plomb à fes exttémités , ou plû-tôt ( ce qui vaut beau-coup mieux ) par le moyen d’une roue pesante à angles droitsfur l’aissieu du vindas ou du rouleau. Par ce moyen la force de lapuissance que i’homme auroit perdue , fe conserve dans le volan ,& fe distribue également dans toutes les parties de la révolution ,cnforte que pendant quelque tems un homme peut agir avec laforce de 80 livres , c'est-à-dire, surmonter une résistance conti-nuelle de 80 livres , & travailler tout un jour, lorsque la résistance11'est que de 40 livres. *.

* Lc vol.in peut s’appliqucr à différentesfortes de machines, soit qu’clks soient mitespar des hommes , des chevaux , le vent ouî’eati, ou par toute antre puissance animée011 inanimée; & il est d’un grand usage dansles parties d’imc machine qni ont un mouve-ment circulaire très-proinpt, & où la puis-sance ou résistance agit inégalement dans lesdifférentes parties d’une révolution. Cela afait croire a certaines gens , que lc volandonne une nouvelle force , en supposantqu’un volan joint à une machine qui doit semouvoir en rond , aide la machine à faire cemouvement. Mais quoiqu’il soit vrai de direque le volan facilite le mouvement, en cequ’il lc rend plus uniíònne & plus égal ,

cependant il ne laisse pas de produire uneperte de force, bien loin de r.uigmemer. Carpremièrement il faut que la puillance fournissefans celle la force nécessaire pour ntettre lcvolan cn mouvement jufqu’à un certaindegré de vîtclle , & qu’elle lui conserve cettevitesse ; car lc volan n’a par lui tnème aucunmouvement ; mais il reçoit tout celui qu’il ade la force qui lui est imprimée. i°. Le frot-tement des pivots ou des tourillons de saisi-íìen qurs’ufcnt, empêchent toujours, & fontperdre une partie du mouvement imprimé.Et- 3 0 . L’.rir que les poids aux extrémités d®volan déplacent, en retardent auflà le mou-vement , ( quoique moins lor que le volanest circulaires & ces deux obstacles joints