EXPERIMENTALE. 263
exactement. On doit bien peser & considérer la force, la conve- Leçon IV.nance, susage ôc la facilité.
. i • S i les roues dévoient se mouvoir en avant en lignes droites,d faut avouer que les objections que l’on peut faire contre cesre gles , seroient en partie assez soibles ; mais commes leschemins font rarement en lignes droites , ( qui font les lignes queles roues en mouvement traceroient toujours fur un plan horizon-lal, si elles n’en étoient détournées par aucun obstacle ) lotfqueVotre voiture doit tourner à main droite, le côté- gauche doitpresser vers l’extrémité de l’aillìeu, ôc porter fortement fur leclou qui s’y trouve , pendant que la roue droite est poussée enhaut vers fépaulement : car alors l’aislìeu fe trouvant dans uneposition diagonale , entre les lignes droites parallèles décritesauparavant par les roues, ces roués doivent être forcées à uneplus grande distance Tune de sature , selon que la diagonale estplus longue que îa perpendiculaire. Et comme dans ce mouve-ment vers la droite , on peut regarder la roué à main droitecomme un centre , ( si le tour n est pas long) la roué gauchedécrira une circonférence, & dans cette direction elle fera effortpour s’échaper ou fe mouvoir par la tangente. Mais si les roués( selon la pratique ordinaire) sont un peu plus étroites par-devantque par-derriére, leur direction naturelle & inclinaison les por-tera à décrire une partie de cette circonférence.
2. Mais une objection plus importante contre cette régie,est que comme les parties intérieures des moyeux dans les grandesVoitures ( & dans les caroffes à proportion ) ont 5^ pouces de dia-mètre , & que les parties intérieures n’en ont que 3 4, les trous°ù ils fe meuvent étant des cônes tronqués, les roués mêmesdans un terre!n uni feront toujours effort pour s’écarter, & toutesj es sois qu’elles tourneront, elles s’efforceront de suivre la tan-gente.
3- S 1 les aissieux étoient dans une direction en ligne droite ,c °mme dans la Figure 1. les roués pressées pat la partie inférieurede l’aisiìeu s’échaperoient continuellement, & agiroient fortementcontre les clous en b , avec autant de frottement que si elles^stoient contre des plans inclinés, par la même raison que le° u ble cône paroît marcher de travers.