Band 
Tome premier.
Seite
263
JPEG-Download
 

EXPERIMENTALE. -§5

lùfément ; il s'enfuit que les aiflìeux ne doivent pas être droits , Leçon IV.comme M. de Camus Ta avancé.

La plus grande marque qu’une voiture va bien ôc marche aisé-ment , est lorsque les ailîìeux glissent continuellement en avant ôcen arriére dans les moyeux : car il n’y a que les oreilles d’un hommequi lui apprennent íì un charriot ou un carosse vont bien ôc aisé-ment , lorsqu’il les entend fraper alternativement contre les bras6c les clous. Lorsque cela arrive , le trait est moindre d’un cin-quième.

AcZ-» Deux forces agissent fur les aissieux ôc les roues, le poids-de la charge qui est presque perpendiculaire , ôc la traction qui estpresque horizontale. Ainíí la plus grande force est dans la diago-nale entre ces deux-là ; mais elle approche plus de celle des deuxqui est la plus grande. Et c’est dans cette partie ou surface desbras de Taissieu , que les deux cônes tronqués doivent être eniigne droite continue.

N. B. St M. de Çatnus entendait parler des aissieux & roués decarafes , lorsque ces atsjieux Jont de-s cylindres de fer , la plupart desobjectons que nous avons proposées 5 ci-devant , /croient encore très -'sortes contre fa régie , & en prouver oient la fausseté dans ce cas.

Du trait des chevaux , dr dé la ligne de traSlion.

Proposition XXX. En parlant du trait , M. de Camus dit,

*que la ligne de traction doit être à la hauteur du poitrail des

* chevaux , parce que ceux qui tirent en haut tirent plus vite, Ôc% deviennent roides dans le j are t.

Je vois que c’est ici une méprise ; car tant l’expérience que lasaison , nous démontrent le contraire. En effet,

i- Les chevaux n’ont point ou presque point d’autre forcepour tirer , que celle qui vient de leur poids, fans lequel ils nePourroient pas fe tenir contre la terre ; ils glisseroient, ôc ne tire—toient rien.

f* L’expe’rience ordinaire nous apprend que fi un cheval doit

‘OUer Un certain poids , u faut ( pour le m eux tirer) qu’il ait unpo'ds proportionnel fur les épaules. Un cheval que Ton applique

une charréte à deux roués, où il y a le poids d’un tonneau , ne

* pas la tirer, s’ii est dn équilibre ; mais íì on lui mer fur le dos

fouis /. L 1