EXPERIMENTALE. . *8*
sent plus faiblement , la pression du poids les affecte toujours de moins en Notes fur
moins , parce que les' os soutiennent une plus grande partie du poids, à la IV. Leçon.
mesure qu’ils deviennent plus perpendiculaires , ôc par conséquent les
muscles ont moins occasion d’agir. Voyez la Figure 7. Le reste de cette
opération , qui est de placer l’hotrune M fur ùne table , est une chose
sort aisée 6c triviale , riiomme fort n’ayant plus que son propre corps à
élever ; ce qu’il fait en appliquant ses mains autour du pied ou des jarrets
de l'homme ; 6c s’élevant lui-même, il le chaste plutôt loin de ses genoux.
qu’il ne l’éleveiùr une table placée en N, à la portée de lés bras, comme
ií le prétend.
En rompant la corde, il y a une chose à observer, qui facilitera beau- Planche 10.•coup l’opération , ôc qui consiste à placer l’œil de fer L ( Planche 20. l igu.es 3 > 1 1.Figure 3. ) par où la corde pastc, en telle situation, que le plan qui paslèpar son anneau soit parallèle, ou presque parallèle aux deux parties de lacorde , parce qu’alors la corde fera en quelque maniéré enjambée dansPanneau d’une maniéré à ne pas glifíèr , & toute la force de faction del’homme agira fur la partie de la corde qui est dans l’anneau ; ce qui lafera rompre plus aisément que fi elle agistòit sur plusieurs parties de la■corde. Enforte que l’œil, quoiqu’arrondi & adouci , coupera , pour ainsidire , la corde , Et c’est de cette maniéré q u’o n peut rompre une petite■corde bien serrée, 8e même une petite corde de tourne-broche , 8c avecla main íàns se blesser , en la disposant de maniéré qu’une partie de lacorde coupe l’autre ; c’est-à-dire , en la roulant tellement autour de lamain gauche, que par une secousse subite , toute sa force agisse sur un seulpoint de sit,corde. Voyez la Figure 11. de la Planche 20 , où la corde quidoit être #fmpuë au point L dans la main gauche, est marquée selon soncours, par les lettres R T S L M N O P Q , ne faisant qu’un tour dans lamain droite , allant ensuite sous le pouce au milieu de la main gauche ,ou se croisant sous une autre partie , elle revient en arriéré fous Te pouceen M ; ensuite elle entoure le dos de la main. vers N , & passé ainsi parla gance en L vers O , 8c fait trois tours fur le petit doigt en P 8c Q ;celui-ci n’étant feulement que la gance, asm que N O ne s’en aille pas. Avantque de séparer les mains í’une de l’autre par une secousse , il saut fermerla main gauche, 8c tenir le pouce libre , de peur qu’en pressant contrele doigt suivant, il n'empêche la partie T L de la corde, de porter tota-lement la force au point L ; mais le petit doigt 8e celui qui le fuit, doi-vent être tenus roides, pour retenir en place la gance N O.
L’uíage des muscles qui étendent les jambes pour élever de grandsfardeaux, est une pratique ordinaire parmi quelques-uns de nos Ouvriers,quoiqu’on n’y prenne pas garde, parce qu’elle ié fait fans aucun appareil.
Nous voyons les Cochers des carollès de louage fauter souvent de leurssièges, 6c lever aisément avec leur dos leur carollè par-derrière , pourfaire place à un autre , ou pour éviter quelque grand obstacle , quelquetrou ou quelqu’autre inconvénient ; 6c ils font cela avec tant de facilité,
■que s’il y avoit quatre personnes dans le carollè , 6c trois ou quatre coffresderrière , ils ne ne penseraient pas qu’il en valut la peine d’en faire sortir au-cune , ou d’ôter un de ces poids. Les Porteurs de Charbon au Quay dc Custom-
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