COURS DE PHYSIQUE
Leçon V.
504
LEÇON V.
Sur les trois Loix du mouvement de Newton,
i.ïLya plusieurs Instrumens que l’on peut appeller mécha-
J. niqnes, ou ranger parmi les Instrumens appellés communé-ment , mais par erreur, Puissances méchaniques, dont je n’ai pasvoulu parler ( ou dont j’ai fait seulement mention sans expliquerla maniéré dont ils agissent ) dans la troisième Leçon ; parce quela connoissance des Loix du mouvement est neceílaire pouríçavoir fur que! principe ils agissent, 6c tel est le Relier des Anciens,le Marteau ou le Maillet, le J^olan } le Pendule circulaire - la h ronde6c Y Arc ou le Ressort.
Je vais donc en premier lieu considérer cesLoix du mouvement,6c en tirer dissérens corollaires ou conséquences, que j’éclairciraipar des expériences, ôc que j’appliquerai entr’autres àl’cxplicatiostde l’ufage de ces Instrumens
Premiere L o r.
Chaque corps perfevere dans son état de repos ou de mouvementuniforme en ligne droite , à moins qu il ne soit forcé à changer d étatpar des forces qui lui font imprimées.
2 . 1 1 . y a dans toute matière ( quelle que soit l’espece de corpsqu’elle forme) une inactivité, par laquelle elle résisté aune forcequi fait effort pour lui faire changer d’état, 6c cela à proportionde la quantité de matière ; c’est ce qu’on appelle force ainertieou d ’inaélivité. Car il est auíli impossible à un corps de se mettrede lui-même en mouvement lorsqu’il est en repos, que de passerd’une figure à une autre. Cela est évident au sens commun, 6c jecrois que personne n’en doute ; mais la seconde partie de cetteLoy ne paroît pas aussi évidente, fi on n’y fait pas un pend’attention.
Nous voyons clairement qu’il doit y avoir quelque agent exté-rieur ou quelque puissance qui n’est pas essentielle,ou qui n appar-tient pas nécessairement au corps pour le mettre en mouvement;
niai*