EXPERIMENTALE, 36$
Q u elques-unes de ces machines pour battre les Monnoyes d’ar- Leçon V.S e ut, ont les bras du volan cinq fois aussi longs, ôc les poidsdeux fois aussi pefans. Leur effet en est dix fois plus grand.
N. B, Nous n avons eu aucun égard au plan incliné de la visP a r ce que cette inclinaison ne sert qu à faciliter s accélération du mouve-ment des poids j que nous avons considéré en prenant le tems quils ontemployé d décrire le demi-cercle*
ZO n ne siniroit jamais, íì l'on vouloir déveloper toutes lesConséquences des deux Loix du Mouvement, déja expliquées ,dans la pratique des opérations méchaniques ; ôc ii l’on vouloires appliquer à l’explïcation de toutes les espèces du mouvement,tant des corps qui font fur la terre, que des planètes ôc desc °métes qui font dans le Ciel : nous n en donnerons ici que quel-ques exemples de [plus ; mais il nous faut auparavant examinere ombien la résistance de T air ( que nous avons jusqu’ici négligédans nos calculs) empêche les effets d’être tels qu’on devroit* attendre de leurs causes fans cet obstacle.
Quoique mon dessein soit de considérer la résistance du milieudans la partie hydrostatique de cet ouvrage, cependant j'en diraiici autant qu’il en faut pour comprendre le changement que pro-duit dans le mouvement des corps l’obstacle qui leur vient par la:résistance des milieux, soit que leur mouvement vienne de lapesanteur ou de toute autre cause.
34. Lorsqu’un corps se meut dans un fluide d’une efpéce'quelconque , ou dans un milieu résistant, il ne peut pas aller eu^Vant fans séparer les parties du milieu pour fe faire jour; Ôc autant,stu’il communique de Ion propre mouvement à ces parties,.autant" en perd ; de forte que son mouvement fera retardé, si aupara-v ant fl étoit uniforme; ou s'il alloit d’un mouvement accéléré,c ett e résistance ( ou le mouvement communiqué aux parties dwjpilieu ) empêchera que l’accéleration ne soit aussi grande qu elleuuroit été , où ( selon la quantité de la résistance) elle pourra.bruire Faccéleration ; c’est-à-dire, détruire le mouvement addi-° n uel aussi-tot qu il est donné au corps par la cause accélératrice r-ì,0 tte que le corps fe meut alors uniformément ; comme 11 lau * e accélératrice avoir cessé d’agir , ôc que le mouvement dutr P s fe fît dans le vuide fans aucune résistance^-