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Tome premier.
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z-5-5 COURS DE PHYSIQUE

Lfcon V. 35. Il y a deux icntes.de résistances dans les fluides ; la pre-^ v™nj miere , qui vient de Ja ténacité du fluide , c’est-à-dire , de lacohésion de ses parties ; & cette résistance est toujours comme lavitesse du corps qui se meut dans le fluide : car plus le corps semeut vite dans un tel fluide , plus il a de parties à écarter ou adétruire leur cohésion dans le même tems, selon qu’il parcourt unplus grand espace. On peut diminuer cette sorte de résistance, enrendant le milieu plus fluide ; c’est ainsi que I’huile , le miel, Lcla poix, deviennent plus fluides lorsqu’on les fait chauffer.

N. B. Les fluides qui n ont pas de ténacité , n ont pas cette forte de.r est fiance.

L’ a u t r e espèce de résistance vient de la quantité de matièrequ’il saut écarter, & elle est toujours proportionnelle à la densitéou à la gravité spécifique du milieu fluide. C’est ainsi que seau.résiste 850 sois plus quel’air ? parce qu’un corps qui parcourt dansl’eau un certain espace , trouve 850fois plus de matière à écarter;& s’il se Mouvoir dans le mercure , la résistance seroit 11 poo foisplus grande , parce que le mercure a 11 poo fois plus de matièreque ì’air dans le même espace. A l’égard du même corps, qui semeut avec différentes vîtefles dans un fluide , cette résistance esttoujours comme le quarté de la vitesse. Un exemple ou deux ennombres rendront la chose évidente.

Planche 15. Supposons que le corps A ( Planche 25. Figure 16.) se meuveFigme ií. âans un milieu à raison de deux pouces par seconde, ou de A enB ; c’est-à-dire , qu’ils écartent quatre particules de matièreh , c, gif, pour lui faire jour; ôc supposons que ces particulesayent chacune un pouce de diamètre. Ce n est pas assez de faireattention que ces particules doivent être écartées , il faut aust*examiner quelle doit être leur vitesse , si l’on veut trouver la quamtité de mouvement qu’elles reçoivent. Supposons donc que cha-cune de ces particules s’éloigne d’un pouce dans une seconde?ou des points/, h , c , g aux points/, h , c, g, pour laisser pass etle corps A au milieu. Mais comme c’est la même chose de mou-voir toutes les quatre particules entassées les unes fur les autresde f en /, que de les mouvoir toutes quatre d’un pouce en diíse -rentes lignes, il est évident que i’efpace íf ou un pouce, est l euCvitesse commune. Ainsi multipliant un par quatre , nombre desparticules , j ai le momentum quatre dc la matière qui doit etre