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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. 371

ce boulet est mis en mouvement par la force de la poudre, qui luiAminé une plus grande vitesse que celle que fa pesanteur absoluebii auroit donnée dans fa chiite ; & la septième conséquence nousApprend aussi la raison de f expérience, dont parle le P ttzMerfenneAmis fa Balestique ou Art de jetter les corps pefans, Proposition 1

Cet Auteur dit, qu’il atrouvé par plusieurs expériences, qu’uneflèche qui avoir été trois secondes à monter, en avoir employé cinqa descendre ; & quoiqu’il ajoute qu’un boulet de fer pesant troisbvtes ayant été pousié en haut perpendiculairement par un mortierA un pied de longueur, avoir employé autant de te m s à monterstu'a descendre ; sçavoir six secondes ; il ne s'enfui t pas de-là quec ^la doive toujours arriver, la différence n’étant pas aussi conlì-flérable dans un boulet comme dans une flèche , dont le mouve-ment arrive plcitôt à Légalité à raison de sa legereté.

Une bombe ordinaire ne recevant par de la charge ordinairefle la pondre, une vitesse plus grande que n'est la plus grandessu’elle puisse acquérir en tombant, reste aussi long-tems à des-Ce udre qu’à monter. Mais une balle d’un bois leger ou de liege( qui dans le vuide iroit beaucoup plus loin ôc plus haut qu’unebombe de même grosseur, parce quelle recevroit de la poudreA autant plus de vitesse au commencement qu’elle a moins dematière ) n’ira pas aussi haut qu’une bombe , & elle restera auíïìplus long-tems à descendre qu’à monter, à cause de la résistancefle l’air qui a plus d'esse t fur ces corps legcrs pour les raisonsflonnées ci-devant.

Leçon V.

N. B. 11 nejì pas vrai mathématiquement qu un corps qui tombedans íair , arrive jamais au mouvement uniforme , mais comme il s'ena Pproche toujours de plus en plus , nous pouvons le prendre pour telobliquement , & raisonner en conséquence de ce principe.

Z7- J’ai fait voir, après avoir expliqué la premiere Loi dumouvement, combien elle peut nous servir à nous mettre au laitu mouvement des corps celestes, en nous apprenant de quellejhaniére la pesanteur & la force projectile retient ces corps dans„ e ms orbites ; mais l’intelligence de la seconde Loi étoit necei-pour bien concevoir comment ils se meuvent dans des’pses qui ont le corps central dans un de leurs foyers, ôt°mment leurs vîtsses sont successivement accéléréés & re-nées.

Aaa ij