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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. Z85

qu il en donne à son bateau ; quoique la chose soit très-certaine. Leçon V.En mettant le feu au canon, l’explolìon de la poudre pousse autantJe canon en arriére, qu’elle pousse le boulet en avant ; mais commequantité de matière est beaucoup plus grande dans le canon que^ans le boulet, le recul n’est que de quelques pieds , pendantque le boulet s’avance peut-être de 10000 pieds ; en considérant| e recul, il faut y ajouter le frottement de l’assut de canon contrela terre, qui doit encore diminuer la vitesse du mouvement dudation. Si le canon est attaché à un vaisseau, on ne ressent qu’unesecousse dans le navire lorsqu’on met le feu au canon, parce quet() ute la matière du vaisseau étant ajoutée au recul du canon, lapreste diminue à proportion de cette matière, qui rend cettey ûeíìe inlenílble à la vue, ôc ne se fait sentir que par une sécousse.

51. L’ a c t 1 o N ôc la réaction se voyent très-clairement dansJ action de voguer, de nager 6c de voler ; par exemple , lorsque1 homme K dans le bateau J K ( figure 4. ) pousse fa rame , ilpousse seau vers H, ôc seau pousse autant le bateau vers D. DansJ action de nager, qui n’est autre chose que celle de voguer avec* e s mains óc les pieds , on est autant poussé en avant par seauqu on pousse seau en arriéré. La même chose sert à expliquer leVol des oiseaux , qui sont poussés en avant par la réaction de l’aircontre leurs ailes étendues, pendant qu’ils frappent l’air avecleurs ailes. Par exemple, fi un oiseau frappe Pair en bas avec sesailes, par une force égale a celle qui pourroit élever 10 livres ,la réaction de sair le poussera en haut avec la même force ; maissi l’oiseau pese une livre, fesser de la réaction de sair le feratnonter avec une force qui ne sera que de 9 livres ; c’est-à-dire ,que l’oiseau s’élevera précisément autant que feroit une livreattachée à une corde qui paíseroit sur une poulie , par la forceâe la chute de 1 o livres à samre bout de la corde. Si l’oiseau neEappoit Pair qu'avec une force égale à son propre poids, il reste-r °ìt pendant quelque terns suspendu dans Pair fans aucun mou-Veinent, comme nous voyons souvent que cela arrive aux milans,aux faucons ôc aux autres oiseaux de proyc.

, 52. Lorsqu’on aura bien compris les Loix précédentesa mouvement, on expliquera aisément les phénomènes des marées;1Vl ais pour rendre la choie encore plus ailée , il nous faut com-^ticer par la considération ou lemme qui fuit.

Tome L

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