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Tome premier.
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z§2 COURS DE PHYSIQUELeçon V. jp. Outre cette élévation. Ôc cet abaissement alternatifs deî—l’eau deux sois en 24 heures , on a observé qu’au te m s de lapleine lune ôc de la nouvelle lune , les marées ( qui s’appellentalors hautes marées ) font plus grandes qu’au tems des quadratu-res , c’est-à-dire lorsque nous ne voyons que la moitié de la lune »ôc comme l’eau s’éleve plus haut dans le flot, elle descend austiplus bas dans le jussant ou reflux , lorsque la lune est pleine, o uqu’elle est nouvelle.

Les marées qui arrivent aux quadratures se nomment bassesmarées, ôc l’on peut rendre raison des unes ôc des autres paffaction réunie du soleil ôc de la lune.

Si l’on considère faction du soleil sur les eaux ôc la réaction deseaux, comme nous savons fait par rapport à la lune, on trouvera( par les mêmes raisons ) que les eaux doivent s’élever fous lssoleil, & aux antipodes ; mais comme l’attraction du soleil, acause de sa distance immense , est plus de cinq fois moindre quScelle de la lune , * tous ses effets, le reste étant égal , ferontplus de cinq fois moindres. Maintenant puisque tant la lune quele soleil agissent sur les eaux , lorsque leurs actions se confondenten emble ( comme il arrive lorsque la lune est pleine ou nouvelle )l’eau s’éleve d’un cinquième plus haut, ôc descend un cinquièmeplus bas ; ôc lorsque leurs actions font contraires l’une à f autre( comme elles le font aux quadratures ) les eaux montent ôc des-cendent un cinquième moins. Newton a fait voir ( Princip. L. pProp. 38. ) que la lune est capable d’élever de 10 pieds seau def Océan , ôc que le soleil ne peut l'élever que de 2 pieds : Don*lorsque leurs deux actions font réunies, l’eau s’élevera depieds ; ôc lorfqu’elles font contraires f une à Vautre, seau r> es’élevera que de huit pieds. Mais on comprendra mieux ceciune Figure.

Planche 26. Figure 7.

rhnche 16. A C L est la terre , dont le centre est en C : M ou m la lune f

Figure y.

* La surface visible des corps décroîtcomme les quartes de leurs distances croil-sent , & la puissance de Interaction descorps ( c’est à-dire leur force accélératrice )décroît dons la même ration. Donc si lesoleil & la Inné avoient la même densité ,leurs attractions fur la terre & fur la merseioient égales lorsque leurs diamètres appa-

rents font égaux. Mais le soleil ayant envis 01 ]cinq fois moins qu’une lune de même v°.me ( c’est-à-dire , étant environ cinst .moins dense que la lune ) a cinq fois m® ,n .de force absolue , Sc par conféqu e0t ° 0, (avoir cinq fois moins dc puiUinc« P° umouvoir la mer.

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