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Tome premier.
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COURS DE PHYSIQUE

tiois fois plus grande que celle que la terre aride prend du soleil d’ete >comme je l’aì éprouvé ; & la chaleur du fer rouge au feu ( li je ne n> etrompe dans mes conjectures ) e!ì environ trois ou quatre fois plus grandeque celle de seau bouillante. Et par conséquent la chaleur que la terreíèche d ans la comète, pendant for. psrtbcltc » doit avoir pris des rayonsdu soleil, c'tok environ 2000 sois plus grande que la chaleur du ter rouge*Mais par une chaleur fî vive, les vapeurs &. les exhalaisons, Sc toutesles matières volatiles auroîent été dans un moment consumées &dissipées.

» Cette comète doit donc avoir reçu une chaleur immense du soleil, &savoir Coniervée pendant un très long-tems. Car un globe de fer d'uj*pouce de diamètre , rougi au feu & exposé à Pair , perd à peine f 3 'chaleur dans une heure de tems ; mais un plus grand globe I 3retient plus long-tems à proportion de son diamètre, parce que fa sur-face ( à proportion de laquelle le globe se refroidit par Pattouchementde l’air qui l’environne ) cil moindre en cette proportion, par rapportà la quantité de la matière chaude q réelle renferme. Et par conséquentun globe de fer rougi au feu , égal à notre terre, c'est-à-dire , d’envirofl40000000 pieds de diamètre, íeroìt à peine refroidi dans un nombre égal'de jours, ou dans pliis de 50000 ans. Mais je soupçonne, que la duréede la chaleur peut à raison de certaines causes cachées, augmenter dan*une proportion uneore moindre que celle du diamètre, & je voudroribien qu’on en cherchât la vraye proportion par des expériences.

» U est encore à observer que la comète dans le mois de Decembre?précisément après avoir écé échauffée par le soleil, jetta une fort longuequeue , beaucoup plus brillante que dans le mois de Novembre d ’aitp*'r avant, loríqu’elle n’étoit pas encore arrimée à son périhélie. Et en généra'les queues les plus grandes & les plus brillantes s’élevent toujours de*comètes, immédiatement après qu’elles ont passé auprès du soleil. Dofl cla chaleur reçue par la comète contribue à la grandeur de la queue*„ De-là je crois qu’on peut conclure que la queue n’est qu’une vapect„ très-subtile que la tête , ou le noyau, de la comète renvoyé par„ chaleur, &c.

Après cela notre incomparable Auteur rapporte trois opinions différentsfur les queues des comètes; en ayant réfuté deux, il vient à prouvertroisième ( qui est ausli la sienne ) en ces termes.

» Les loix que les queues observent sont une nouvelle preuve que I e *,, queues des comètes viennent de leurs têtes, & tendent vers le c( ^ te„ opposé au soleil. Ainsi on voit qu’elles font dans les plans des orbitescomètes qui passent par le soleil, & qu’elles s’eloignent constaminj’ 1 ^

,, de supposition du soleil vers les parties que les têtes des coin eteS,, abandonnent en s’avançant fur ces orbites : qu’elles parodient à ° n,, spectateur placé dans ces plans, dans les parties directement opp°‘ c ' eS,, au soleil ; mais qu’à mesure que le spectateur s’éloigne de ces pl a °. s *„ leur déviation commence à devenir sensible, & qu’eîle paroît tous ,^

,» jours plus grande que la déviation ; tout le reste étant égal paroît > n01 ^» dre, lorsque la queue est plus oblique à l’orbite de ïa comète, aU

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