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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. 4 P

>» bien que dans le rems où la tête de la comète s’approche plus du soleil ;» lùr-tout si l’on observe sangle de déviation plus près de la tête de lá»> comète ; que les queues qui n’ont point de déviation paraissent droites ;» mais que celles qui en ont font recourbées ; que la courbure est plus»» grande, lorsque la déviation est plus grande, & qu’elle est plus sensible,», lorsque la queue, tout le reste étant égal, est plus longue ; car dans-, les. queues plus courtes, la courbure s’aperçoit à peine ; que l'angle de-, déviation est moindre auprès de la tête de la comète, mais plus grand», vers l’autre extrémité de la queue ; & cela parce que lc côté convexe-, de la queue regarde les parties d’où le fait la déviation, & qui font dans„ une ligne droite tirée du soleil à l’iníìni par la tête de la comète ; & que>, les queues qui font longues & larges, & qui brillent d’une lumière plus», forte, parodient plus éclatantes Sc plus exactement terminées fur le-, côté convexe que fur le côté concave. Par où il est clair que les phéno-», menes de la queue des comètes dépendent du mouvement de leurs têtes,-, Sc nullement des endroits du ciel où l’on observe leurs têtes; & que par-, conséquent les queues des comètes ne viennent nullement de la réfractionj, du ciel, mais de leurs propres têtes qui fournillènt la matière de leurs-> queues. Car, dans notre air, la fumée d’un corps enflammé monte,» perpendiculairement, fi le corps est en repos ou obliquement, fl le corps„ fe meut obliquement ; ain A dans le ciel où tous les corps gravitent vers», le soleil, la fumée 8c la vapeur doivent ( comme nous l’avons déja dit )», s’élever du soleil & monter perpendiculairement ; íi le corps qui fuma», est en repos ; ou obliquement , fl lc corps dans toute la progression de», son mouvement, laiflè toujours les endroits d’où les parties supérieures•» ou plus hautes de la vapeur fe font élevées auparavant ; & cette obliquité„ fera moindre, lorsque la vapeur monte avec plus de vîtefle ; c’est-à-dire,>, au voisinage du soleil.Le auprès du corps fumant. Mais comme cette obli-», quité varie, la colomne de vapeur doit fe courber, & parce que la vapeur" flans le côté qui précede est un peu plus recente, c’est-à-dire, qu’elle ests» sortie un peu plus tard du corps , elle fera un peu plus denie de ce côté-là,„ Sc elle réfléchira pour cette raison plus de lumière qui íèra auflì mieux

>» terminée.

Ensuite Newton faisant voir combien notre air doit être rare à la distanceA un demi-diamétre de la terre depuis fa surface, fe sert de cet argumentPour démontrer qu’une très-petite quantité d’air & de vapeur, suffit aban-animent pour produire toutes les apparences des queues des comètes.n fuite il cn vient à faire voir » que l’on peut à fort peu près déterminer*» le tems employé" pendant l’élévation de la vapeur depuis la tête de las » Çométe julqu’à l’extrémité de la queue, en tirant une ligne droite depuiss > 1 extrémité de la queue au soleil, & marquant le lieu où cette ligne*» droite coupe l’orbite de la comète. Car la vapeur qui est maintenant à1 extrémité de la queue, fl elle étoit montée en ligne droite depuis lel°leil, auroit commencé à s’élever de la tête au tems où la tête étoit’’ dans le point d’interjection. II est vrai que la vapeur ne s’éleve pas enlj gne droite du soleil , mais conservant le mouvement qu’elle a de lac °méte avant que de monter, Lc le composant avec son mouvement d éle-,

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Notes surla V e . Leçon.