10 COURS DEPHYSI Q_U E
Leçon VI. pie deux pièces de six sols ) qui ne soient pas pliées & qui soient—un peuusées,comme A,B^ ensorte que lorsqu on Jes pou île ra con-PKinche I. tre la planche plate A B D , elles rendent un son aigu , chacune
flS ' u * autant qu’il sera possible de la même note. Frotez-en une en-
suite avec du vif argent de maniéré qu’elle en paroisse touteimbibée , & vous trouverez qu’en frappant avec celle-ci contrela planche, ôc la comparant avec l’autre piéce, elle rendra unson émoussé , comme s c’étoit une piéce de plomb. Cela paroîtvenir de ce que quelques- uns des pores où les couches élasti-ques avoient coutume de se retirer parle coup, ont été bou-chés & ont par ce moyen empêché les vibrations parfaites deçes couches. Car si l’on prend la piéce de monnoye avec des pin-ces rougies au feu pour faire évaporer le Mercure , cette piécede monnoye recouvrera le son aigu, lorsqu’elíe sera entièrementfroide, car lorsqu’elle est chaude elle n’est pas tout à fait si so.nore à cause qu’elle est trop molle.
S’i r y avoir des corps qui n’eussent point de vuides poury recevoir les particules de leurs couches, Lc st la cohésion deleurs parties étoit si forte qu’aucun coup ne put les séparer ; ceseroient des corps parfaitement dars ì ôc dans la rencontre de cescorps, ne se faisant aucune altération dans leur surface , íl n’yauroit aucune cause de séparation après le coup ; mais ils de-vroient ou s’arrêter tous les deux on aller ensemble du côté où.sero ic la direction de la plus grande quantité de mouvement.
14. De plus, si l’on suppose toujours les corps fans aucun vui-de , mais que leurs parties ayent si peu de liaison qn’elles puis-sent aisément glisser les unes fur les autres , & se tenir á leursplaces lorsqu'elles ont été poussées les unes vers les autres, cescorps seron t parfaitement mous,. On peut aussi appeller parfaite-ment mous ceux qui quoique pleins de pores, n ont aucune subs-tance dans ces pores qui puissent de nouveau repousser les parti-cules qui y ont été portées, ni forcer ces particules de íè repoussermutuellement. Ces corps aussi en íe rencontrant ne íe íepare-roient plus après le coup ; parce que quoiqu’îls fussent applatis ouendentés, ils ne pourroient plus revenir ; puisqu’on suppose qu’iln’y auroit dans eux aucune force capable de les faire reculer ôcséparer*
Par conséquent les corps parfaitement durs & les corp sparfaLtement mous , produiroient dans leurs rencontres les mêmes ef-