EXPERIMENTALE. 43
6s plus pour son redore : car íi un autre fluide, doue les parties se repoussent Notes surmutuellement, & attirent cependant les parties de l’air, se trouve mele avec a ^ < î ‘ ( f on ‘l’air, la répulsion de deux particules que'conques de l’air diminuera, à pro- f — lir '
portion qu’une particule de l’aatre fluide s’insinuant entr’elles , les attireravers foi de part & d’autre. La même chose arrivera à l’autre fluide par rap-port aux particules de Pair , lesquelles se mêlant avec les particules du fluide,détruiront de la même maniéré leur répulsion. Ainsi , supposé qu’on trouveune attraction assez forte entre les parties de deux fluides élastiques, il peut sefaire que par la fermentation il se forme un solide de ces deux fluides, quifans ce mélange auroient toujours continué d’être fluides. La chimie nous ap-prend à mêler ensemble des fluides , qui dans un moment forment un solide.
Lorsqu’on brûle des mèches soufrées , les écoulemens du soufre se repoussentles uns les autres à de grandes distances, comme on le voit par l’odeur ful-phureuse qui se répand alors : Sc quoique ces particules se repoussent mu-tuellement , elles attirent l’air avec beaucoup de force, comme il paroît parInexpérience suivante.
Prenez un grand récipient de verre,fermé en haut par un robinet, contenantenviron quatre quartes d'air, & ayant placé son extrémité ouverte fur un pa-quet de mèches soufrées & allumées , au milieu d'un grand bassin pleind’eau ( pour empêcher l’air d’entrer par le fonds du récipient ) vous verrezque non-seulement aussitôt que les mèches seront brûlées , mais long temsavant, l’air au lieu d’être dilaté par la flamme du soufre, se retirera pour oc-cuper un moindre espace , l’eau commençant à s’élever du bassin en hautdans le récipient, & continuant de monter quelque tems après que les mè-ches seront brûlées ; ensorte qu’il n’y aura dans le récipient que trois quartesd air au lieu de quatre, ( plus ou moins, à proportion de la quantité de soufrebrûle . ) & il est clair que cela arrive par quelques-uns des écoulemens, oupetites parties du soufre qui attirent quelques-unes des particules de lair , en-sorte quelles forment un composé sans ressort qui se précipice dans l’eau. Sìle ressort de l’air est entierement perdu lorsqu’on en a détruit la répulsiondes particules , ou qu’elle est suffisamment contrebalancée , il s’ensuit que sonressort dépend de la répulsion & l’on voit par un grand nombre d’Expérien-ces du Docteur Hales , dont je ne rapporterai que quelques-unes, que ceciarrive souvent. Ce Docteur prit un demi pouce cubique de corne de Cerf,
& 1 ayant mise dans fa retorte d’un canon de fusil, il en distilla 117 poucescubiques d’air dans une grande bouteille de verre, & le poids de cet air & descendres qui resterent de la corne fut aussi grand que celui de toute la quantitéde la corne qu’on avoir pesé auparavant. L’air avoir donc été confiné danscette corne, avec plusieurs particules solphureuses, de maniéré que l’attraction.Mutuelle du soufre & de l’air avoir détruit alternativement la force répulsivelun de l’autre, & avoir réduit ces substances à un petit espace, mais le feudans la distillation les sépara les unes des autres, ensorte qu’il leur rendit abon-damment lepr ressort ordinaire. Cela parut en approchant une chandelle de
ouverture de la bouteille qui contenoit cet air revivifié ; car à chaque fois^ue la chandelle s en approchoic, l’air prenoic feu & sortoit rapidement dea bouteisie avec une odeur solphureuse. L’air peur devenir solide dans plu-uts orps durs, ensorte qu’il y perde entierement son ressort Se qu il y
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