6 i COURS DE PHYSIQ^UE^
N o t E s fur un Corps infiniment grand , qu’il frappera , & lui donnera une vitesse infini,
la Vie. Leçon, ment petite. .
l n — > _ ~n », i On voit par ce qui a été dit , qu'a 1 égard de la quantité de mouve-ment vers B , c’est la même chose soit que le Corps entraîne tous les Corpsœ,b, c,d, Scc. par quatorze coups successifs ou par un seul coup , s’ils se tou-chent mutuellement avant le choc, parce que la même quantité de madèredoit être portée par A, dont la force momentum a été supposé i z , soit que cettematière soit prise tout à la fois ou en dissérens tems successifs. Ce qui doitarriver & qui mérite attention est que si l'on appelle un Corps ( ou un systèmede Corps ) les arômes a,b,c ,d &c. & leurs pores ou interstices ab,bc,cd t&c. le choc successif fermera tous ces intervalles , & réduira ce Corps com.posé de la position où il étoit dans la Fig. 6 . à celle de la Fig. 7. ou l’eípaceentre a&c o est plus court qu’il n’etoit auparavant. Si les Corps avoient étéau commencement dans la position de cette derniere figure, cest-à-dìre, fansinterstices, le total auroic été un Corps parfaitement dur, auquel cas un coupde A auroic suffi, parce que toute la matière auroic été prise à la fois.
Supposons maintenant que les atomes a, b ,c ,d & c. ( tout nombre d’atô-me peut le faire, mais nous n’en supposerons ici que 14, asm que le mêmenombre puiííe servir dans toutes nos explications ) forment une sphere sansténacité; cette sphere seroic parfaitement solide, s’ils pouvoient se soutenirsans ténacité : supposons encore que l’atôme A, fans aucune altération dansPlanclie 6. Huantiré de matière se change en un plan vertical AC (voyez Fig. 8 ) se
pig. z. mouvant toujours avec la vîteíle 1 z , contre la sphere 5 compoíée des susdits
arômes. Aussitôt que le plan touche l’atôme le plus avancé a, il l’entraîne versB, & leur vitesse commune est 6; ensuite prenant l’atômeé, leur communevîresse est 4; prenant l’atôme c , la vitesse est 3 ; prenant l’atôme «s, la vîteíleest z ; prenant l’atôme e , la vitesse est 2 ; & ainsi de suite jusques à ce queAC étant arrivé à la place DE, tous les atomes soient parvenus à la positionDE & qu’ils ayent la vitesse commune de yy. Car comme ici nous n avonspoint supposé de ténacité , il n’y aura point d e force ou momentum perdu en-portant ces atomes à cette situation, n’y ayant que cette quantité de matièretransportée, &c la vîseste diminuée à proportion quelle est distribuée à un plusgrand nombre d’atômes;& comme nous'n’avons point supposé de ténacité,nous ne pouvons point supposer de frottement des particules entr’elles.
Maintenant supposons encore que nos atomes ont assez de ténacité p 0 urles faire tenir ensemble, ensorte qu’ils forment une ^sphere molle ( car lesCorps mous, que sont-ils autre chose qu’un amas d’atômes ou de particulesdures qui on r précisément autant de ténacité qu il leur en faut pour se tenirensemble? ) & que l’atome A (qui est maintenant le plan AC) dans son mou-P’anclie s. veinent vers B ( Fig. 9. ) tombe fur la sphere 5 , il commencera pat entraî-
ríg. A. 11er l’atôme a avec la vitesse 6 ; mais il ne continuera pas d’avoir cette vitesse
jusques à ce qu’il touche b, parce que l’atôme a par la ténacité se saisira deb, c, & d ensorre que AC agira fur eux plutôt qu’il n’auroit fait autrement :les atomes b, c, & d de même porteront les parties qu’ils touchent sous lapuissance du Corps frappant : ensorre que long tems avant que tous les atomessoient arrivés au même plan comme en DE ( Fig, 8) toute la matière sera