EXPERIMENTALE. , r
áont le ressort soit parfait) pour établir des réglés fur le choc des Corps a rel- NotKs urfort parfait ayant les égards convenables au défaut de la parfaite élasticité. laVIaLe^on.Les Défenseurs de la nouvelle opinion disent qu on ne doit pas raisonner sutles Corps parfaitement durs, parce qu il n y en a point de cette efpece dansle monde. Je ne puis pas les blâmer de ce qu ils ne veulent pas raisonner eux-mêmes fur ces sortes de Corps ; parce que les conséquences qu’on en tire fontcontraires à la nouvelle opinion : mais il seroit auíli injuste de nous priver dece privilège , que de soutenir qne la science des Mathématiques ne íçauroitêtre vraie. On ne íçauroit Rappliquer à la Physique, parce que les Mathéma-ticiens raisonnent sur les points , les lignes & les surfaces & fur les solides pé-nétrables, qui n’existent point dans la nature.
Maintenant en supposant avec plusieurs Philosophes qu’il y a des atomesou des particules ptemieres de matière,qui composent tous les Corps & quifont parfaitement dures, je demande qu il me soit permis de raisonner fur cesparticules & d’en tirer des conséquences.
Supposons un atome ou un petit Corps A parfaitement dur, qui fè meut Planche s.
dans la direction AB avec la vitesse i z ; son mornemum ( ou la mesure de sa Fig- «•
force selon l’ancienne opinion ) sera 11 & ( par L ’inertie ou inactivité de la ma-tière) cette force continuera toujours d’être la même à moins qu’une forcecontraire ne la détruise. Supposons aussi un nombre quelconque d’atômes oude petits Corps durs, qui ayent chacun la même masse ou le même poidsque A ( nous nommerons i ce poids ) & qui soient placés l’un devant l’autredans la droite AB. ( Ici l’on doit remarquer que nous n’avons à considérer nile ressort ni la mollesse , mais seulement la quantiré de matière ). A dans Ionmouvement entraînera l’atôme & partageant avec lui fa vitesse ( la masseétant maintenant doublée ) il ira vers B avec la vitesse 6 , la même force sub-sistant après le choc qu’auparavanc , parce qu’il n’y a point d’en fonce nientdans un Corps mou OU dans un Corps a ressort qui puisse détruire aucune par-tie de la force ( même selon les principes de nos Adversaires ) ; il n’y a quela vitesse qui diminue.
Lorsque ces deux arômes ont entraîné dans leur mouvement le troisièmeatonie b, la vitesse devient 4, lorsque c est entraîné, la vitesse n’est plus queZ - Sc ainsi de fuite : la vitesse diminuant à proportion que la quantité de ma-tière augmente, comme on le voit par les nombres écrits sous les Corps. Celarevient au même que si les 14atonies étant réunis en un seul Corps, étoiententraînes par un seul coup de A ; .après quoi nous aurions le même monen-ium ou la même force qu’avant le choc ou les chocs, exprimé dans chaquechoc par le même produit, quoique par différais facteurs -, car 12 X par s.
= 2X6 = 3 X4&C. jusques à i 5 X yy & ainsi de fuite. Sí les Corpsb, c, d, &c. avoient quelque vitesse vers A , ils détruiroient à ia vérité parune force ou mon entum contraire la force du Corps A ; niais puisqu’avant lechoc , il n’y a point ácforce ou mon.entum vers A , il n’y a point aussi de forcedétruite dans le Corps A. II est vrai que k vitesse décroît continuellement,àTnefure que la masse en mouvement croît continuellement par l’additson de
a matière , 4 e premier mernentum ou 1 a premiers force subsistant. De-làil fuieQu un Corps infiniment petit avec une vitesse donnée mettra en mouvement