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Tome second.
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EXPERIMENTALE. ioi

<JU1 a persuadé à certains gens , que les Corps qui tombent par la forcé de lape- 'Notes sur laJanteur , font accélérés avec plus de difficulté , que ne font retardés par la pefan- vie. Leçon.teur , ceux qui font poussés en haut j parce que j’ai vu des gens d’espric qui em- i w w*i ,r *ployoient cette proposition en faveur de la nouvelle opinion ; mais lorsqu’onla bien expliquée, elle nest plus d’aucune utilité.

Voici de quelle maniéré ils raisonnent. „ Lorsqssun Corps commence à» tomber, la cause de la pesanteur agissant sur lui , le tire du repos pour le» mettre en mouvement , & lui donne( par exemple ) un degré de vitesse; en->j fuite, pour donner un second degré de vitesse au Corps qui est maintenantv en mouvement, la cause de la pesanteur doit être portée après le Corps avec» la même vitesse qui est dans le Corps en mouvement, autrement le Corps»> n’en recevroit aucune impression. Tout de même qu’un homme qui veut„ pousser une baie avec la main , & qui lui donne un degré de vitesse , ne peut» pas la pousser encore dans la mêmé direction, à moins que quelque puissance» ne pouffe cet homme en avant aussi vîte que la baie , auqueì cas la baie qui„ se meut étant en repos par rapport à l'homme, il peut la frapper de nouveau*> Sc lui ajouter autant de vitesse qu’il lui en a donné d abord. Mais loríqu’un» Corps est poussé en haut, il rencontre continuellement la cause de la pe-)i sauteur, qui détruit par degrés son mouvement 3 & qui n'a pas besoin d’au-» tre secours pour la mettre en état d’agir fur le Corps: qu’e-lle rencontre con-» tinuellement, jusques à ce que tout son mouvement soit détruit »*

Cela seroit vrai si la cause de la pesanteur étoit une impulsion , commequelques-uns.Pont supposé , croyant que c’est Topinion de Newton , parcequ’il dit, voyant qu’il ignore la cause de la pesanteur, qu’zí a considéré l’attrac-. lion mathématiquement , eu égard k fes effets & non pas ases causes , & qu on peutla regarder comme une impulsion , autant qu’il peut le conjeElurer. Mais nous dé-couvrirons bientôt l’illusion , si nous considérons la pesanteur abstractive-jnent , comme il convient de le faire , & si nous nous attachons à ses effetsréels.

Supposons que AE soit une ligne perpendiculaire à la terre; c'est-à-dire, Planche s,prolongée dans la direction selon laquelle la pesanteur agit de A vers E. Si un Fi g- 8,

Corps étant en repos en A , est supposé recevoir une impulsion de la cause delà pesanteur, en sorte qu il soit mis en mouvement avec un degré de vitessevers E, cette cause de îa pesanteur qui produit le choc en A , doit être portéevers B, autrement elle ne i’accelereroit pas, lui donnant un nouveau degré de.Vitesse, &c. ^ ' b

Ce seroit-là le cas, si faction de la pesanteur étoit un choc; mais puisque lapesanteur ( ou sa cause, comme on Fappelle ) existe aussi bien en B. ou C ,on D, qu’eu A, il nest pas nécessaire de la porter en B, & ensuite en C, enD, &c.pour vaincre le Corps 8c lui donner un nouveau mouvement: car sivous laissez partir le Corps de B, ou C, où D , au lieu de A , il commencera Ase mouvoir en bas ávec le même degré de vitesse, que s’il étoit parti de A j.&

E1 on considéré la pesanteur comme agissant en A ou en B ou en C ou en EX*e lie donnera le même degré de vitesse au Corps vers le bas dans chacun de ces.points, soit que ce Corps contienne une petite ou une grande quantité de nra-* lere ; ou soit que ce Corps ait dans ce tems-Ià une vitesse en bas ou en hautílans une direction quelconque ; ou qu’il n’ait point du tout de vitesse : c’est-à-

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