EXPERIMENTALE. i Z s
source, on doit employer de fort grands tuyaux : mais on peut porter la même Notes fur laquantité dans des tuyaux plus petits, & par conséquent avec moins de dé- VUe. Leçon,pense, si le réservoir est beaucoup au dessous du niveau de la source. Si la dis- '***■»>
tance est grande , la longueur des tuyaux diminuera considérablement la quan-tité d’eau qu’ils porteront, à cause de leur frottement qu on ne peut diminuerque par la grandeur des tuyaux , si Peau est en si grande quantité & si l’on en -a tellement besoin , qu’elle en mérite la dépense'. J’ai fait une expérience en17 18 , à Çannay ( lieu dé la résidence du Duc de Chandos ) fur un tuyau deplomb, dont le diamètre intérieur étoit x 1 pouces ; & j’ai trouvé qu’à 1400verges de distance depuis la source de Peau, il ne fourniíïoit pas la dixièmepartie de Peau qu il avoit fourni à 3 o verges de distance & à la même profon-deur au dessous de la surface, mais le plus grand obstacle vient de Pair qui setrouve dans les tuyaux & qui arrête Peau. Il en résulte qu’un tuyau de deux outrois pouces de diamètre ne donne souvent pas plus d’eau que s’il n’avoit qu unpouce de diamètre ; c’est-à-dire, quatre fois ou neuf fois moins. Mais on peutévacuer cet air, & rétablir les tuyaux de conduite, comme on va voir. •
Soit ABCD la source ou lamas de plusieurs sources , d’où part un tuyau f’.anc'ne n.
qui doit conduire Peau à fa décharge en E, par exemple, à un mille ou à Fl S- I 3 -
un demi-millede distance. Supposons maintenant que E ne soit qu un peu audessous de D , par exemple à quatre ou cinq pieds. Si la surface de Peau de lasource se trouve à Pouverture du tuyau en. D, ou quelquefois seulement au-près de cette ouverture, une grande quantité d’air entrera avec Peau dans letuyau ; & par tout où montera le tuyau de conduite , cet air fe logera delui-même à la partie supérieure du tuyau, comme en aomr, 8 c par-là.il dimi-nuera le passage de l’eau dans le tuyau , en forte qssil forcera Peau de passerentre 0 & n , passage; cinq à six fois moindre (& quelquefois dix fois moindre)que lorsque le tuyau est libre. Quelquefois Pair 11e s’insinue pas dans l’ouver-ture en D, cependant ces logemens de Pair fe font-dès la premiere chute dePeau ; car lorsque Peau étant descendue de D en G remonte en n , elie passe audessus de la hauteur qui est en n, fans entraîner Pair devant elle, comme ellea fait jusqu en a , mais le latíïant dans I espace a o t m 5 çllè remplit de nouveaule tuyau en r, & continue ainsi jusqu a la premiere hauteur OU elle passe audessïs de. la partie inférieure du tuyau montant, laissant.un espace d’air audessus, où l’eau est encore pressée par Pair, &c.
Voici la maniéré de purger d’air un tuyau ( que nous supposons ici deplomb ). Parcourant le tuyau depuis D , lorsque vous arriverez à la premiereélévation , vous ferez découvrir le tuyau dans Pendroit le plus élevé, com-me m , & ayant enfoncé un gros clou dans la partie supérieure de ce tuyau ;pour y faire un trou ; pendant que le clou reste dans le trou, vous frappe-rez avec la pointe d’un marteau tout autour pour y former un petit bouton iensuite retirant lé clou, Pair sortira avec violence jusqu’à ce que Peau succèdeà Pair. & alors, avec un ou deux coups de marteau on bouchera le trou. Sil’on en fait de même à chaque élévation du tuyau , on en tirera tout Pair, 8 c - ■
Pou aura dans la décharge E route la quantité d’eau qu’on peut avoir. Si -Pouverture de la. conduite en D ne reçoit point d’air par la trop grande chutede Peau qui est en AB, le tuyau donnera toute, son eau pendant plusieurs an-nées» .