Notes íur laVile. Leçon.
136 COURS DE PHYSIQUE
Le moyen d’avoir toute l’eau que la conduite peut fournir, est de la me--surer lorsqu on a purgé le tuyau de cet air dont on vient de parler; & lors-qu’on voit en mesurant de nouveau la quantité d’eau , que la conduite n’enfournit pas aísez , il faut de nouveau la décharger de cette maniéré.
Si la source ABC D est beaucoup plus élevée que l’endroit de la déchargeen E , l’air ne fera pas logé dans le tuyau précisément aux endroits les plus élervés du tuyau , mais un peu en de-là ; parce que seau coulant avec plus de vi-tesse & de force , chasse en avant 1 air qui s’ect logé en haut, comme on peutvoir en 0 p q, où l’air auroit ete fans cela en r; & par conséquent on doit fairele trou avec un clou en de-là de s, entre o Sc q. Si l’on ferme 1 extrémité Ependant quelque tems, en forte que 1 eau cesse de sc mouvoir, l’air reculerapeu à peu jufqu’au point le plus éleve du tuyau, comme on voit en uyw t , paroù l'on peut le faire sortir. Supposons que l’eau, au lieu de venir dune source,est forcée en haut dans toute fa route depuis un endroit beaucoup plus bas, par lemoyen dune machine , comme en F & le conduit FG en haut, alors les en-droits où Pair tst enfermé feronr en de-là du sommet des élévations du tuyau ,comme en op q ; 8c dans ce cas il ne suffit pas de percer le tuyau avec un clou,parce que.l’air est continuellement forcé d’y entrer avec l’eau & d’y remplir lesendroits du tuyau d’où l’air a été chassé ; ce qui occasionne souvent la rupturedes tuyaux de conduite ou au moins donne trop peu cfeau & endommage iamachine. Dans ce cas , il faut se servir de sinvenrion suivante.
Soit ABD la partie d’un tuyau de conduite qui vient d une machine Sc qui.s’éleve au dessus de B. L’eau poussée le long de AD remplit le tuyau jufqu’à cexjifelle foie arrivée en d 8c alors elle court en/, ayant fa surface ends , Pairrempliflant la cavité d ef\ cette cavité dans la fuire change de place & va versD , le point d s’avançant au de-là de e. Mais on peut empêcher cet effet encette maniéré : Supposons que cette partie de conduite foie fort grande, parexemple, de quatre pouces de diamètre, si elle est de plomb, & de six , sept,Jiuit ou neuf pouces, si elle est de bois. II faut avoir un petit tuyau de plomb.,jque dans ce cas nous nommerons un cavalier , placé au deffus de la partie éle-vée du tuyau de conduite, comme de f, cLenviron-trente pieds de longueur,communicant ave.c le tuyau au point le plus élevé, comme en e, 8c k quinzepieds du côté de la machine comrne en d, & aussi à quinze pieds eil de-là de laLanceur, comme en f, avec une petite branche & un robinet C. Si l’on ouvrece robinet lorsque la machine travaille, à mesure que l’air est poussé en avanton le saisira en d 8c il sortira par le robinet, ou s’il est poussé plus avant, i] ferasaisi par le tuyau de communication en e8c déchargé de même. Lorsque l’eaucommence à sortir par le robinet, il faut le fermer 8c conclure que cette partiedu tuyau de co u duite est pleine, Mais après quelque tems, le robinet restantfermé , l’air gagnera le plus haut du tuyau & se logera au de-la de c. Si l’onrevient au robinet & si on Louvre, l’air y reculera par/& sera déchargé. Lors-que l’eau est forcée en haut par une machine dans un réservoir, d’où elle doitcourir de nouveau en bas dans un réservoir où il en manque. ( Voyez Fig. 1 3.3£ette invention est aussi très nécessaire , parce que l’eau dans le premier réser-voir remplit quelquefois l’ouvemire de la conduite de communication ( ou lesKyy.MMe? de ces conduites fi l’e^u est portée en diffèrens endroits ) & quel-quefois