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pesois elle ne la remplit pas, ce qui fait entrer avec l’eau une graille quantité N OXÊS f ac { ad’air. 11 faut observer que dans les tuyaux de conduite de plomb ou de fer, la y Ile. Leçon. *décharge de l’air eft absolument nécessaire.
Dans ceux de bois l’air passe souvent à travers le bois & s’échappe ; maisfi les tuyaux font épais & bien mouillés, les robinets à air & les cavaliers yfont très-nécessaires, & dans le cours de í’eau d’un mille ou deux d’un réservoirélevé , il faut avoir des gens qui tournent les robinets deux ou trois foispar jour. 11 y d quelques années que nous trouvâmes avec deux amis une inven-tion , qui fut appellee Godenot , par le moyen de laquelle les robinets k air s ou-vraient d'eux-mêmes , par le seul mouvement de l’eau & de l’air. Cette inventionest décrite dans les transactions philosophiques , N°, 593.
La ville à’Edimbourg est bien fournie d’eau qui lui vient d’un amas de •sources kComejiome à trois milles de distance , par un tuyau de plomb fondu,de quatre pouces de diamètre, & qui a une épaisseur suffisante, sçavoir d’en-viron un demi-pouce dans les endroits les plus bas, étant par degrés plus mincevers les sources & vers la décharge ; mais pourtant d’une épaisseur plus -man-de à la décharge que vers les sources, parce que la décharge fur la colline duChâteau est beaucoup plus basse que Comestoune, qui est précisément au ni-veau du cordon de la demi-lune du Château. J’ai dirigé cet ouvrage & j’ateu le plaisir d’en voir le succès ; j’ai pris occasion d’en parler ici, parce que j’yai fait décharger à différentes élévations, & qu’il y a une invention pour éva-cuer les tuyaux à la source & à la décharge.
Depuis les petits réservoirs à Corne t fioune , ou les sources font ramassées, il y planche 1 r*a d’abord une pente considérable , & on y a fixé un cavalier au dessus du tuyau ïig. 1de conduire pour évacuer l’air à mesure qu’il entre dans l’eau. ABCD( Fig. 15.)est 1 e petit réservoir , & D l’ouverture du tuyau où l’eau entre, & commeelle n est pas toujours entierement couverte . Pair y entre souvent avec l’eau.mais le cavalier abcd communiquant en b > c , d, &c. avec le tuyau , fait reve-nir l’air en arriéré dans la direction deb B, contraire à celle de l’eau vers Edim-bourg, comme on s’en apperçoit sensiblement, lorsque ìe robinet est ouvert,en y présentant la main en a. Je ne parlerai pas des robinets à air entre Co-meftoune 8 c Edimbourg , en ayant déja donné la méthode & la description.
Mais il y a un long cavalier depuis l’endroitle plus bas des tuyaux au marchéaux herbes jufqu’à la décharge à la colline du Château d’environ cent piedsde hauteur, & de deux cens verges de longueur, dont on verra l’usage pari’Expérience suivante que j’en ai faite.
Je suppose le Marché aux herbes en AB , l’eau courant dans la direction Planche ruABD, la décharge en D, le cavalier EC , & une cheville en B pour rouvrirlorfqu’on veut vuider Sc nettoyer les tuyaux. Ayant fermé le robinet C, je fisouvrir la cheville B ; par ce moyen toute l’eau contenue dans le tuyau BD ve-nant du Marché aux herbes à la hauteur du Château , s’écoula en bas & fe vur-da en B. Alors la cheville etant fermée, je mesurai le tems que l’eau employaà venir jufqu’en D, q i d f ut d’une heure & un quart. Après quoi ayant vuidéî’eau par B une seconde fois, on ouvrit le robinet C & l’on ferma la cheville;éc se tems de l’écoulement de leau de B en C, ne fut que de seize minutes ;
T ome J J, v S