EXPERIMENTALE. 185
a..( 5 -«-La pression de l’air est la cause qui fait monter l’eau dans le fy- Notes fur laflion , &c. On peut ici objecter , que les fyphons couleroient dans le vuide & Ville. Leçon,que par conséquent, lair n’a point de part au mouvement des fluides dans les — ' '
typhons. Il est vrai que j en ai fait Texpérience . tant avec l’eau qu’avec le mer-cure . 8 c qu’ayant rempli successivement avec ces liqueurs un fyphon tel qu’ilest représenté dans la Fig. i ., Tayaut ensuite suspendu avec un fil de fer cou-lant dans le récipient d une pompe pneumatique', au dessus de deux petitesjattes qui contenoient du mercure à des hauteurs inégales ( ou de Teau, lors-que je Temploy'ois dans le fyphon ) je tirai l’air du récipient, & laissant tomberle fyphon enforteque fes deux extrémités fussent plongées dans les jattes, laliqueur coula du vaisseau le plus élevé au plus bas.
J’ai fait aussi une expérience en plein air, où le mercure coula par un fy-phon , dont le coude étoit à plus de trente 8 c un pouces au dessus de 1 orificeinférieur de la plus courte jambe du fyphon.
EXPERIENCE II.
J’ai pris un tuyau de verre AB ,Fig. 4. de trente-trois pouces de longueur,r d’un pouce & demi de diamètre extérieur, & d’un pouce & un quart de dia-mètre intérieur ; & ayant cimenté son extrémité inférieure dans un pied debois BNN, rendu pesant pour le faire tenir droit ; je cimentai son extrémitésupérieure dans un cylindre creux de bois, Fig. 5 , qui avoir une grande fenteen OP, laquelle pouvoir être remplie par uue coulisse L , après qu’on avoirfait pastèfpar cette fente le coude d’un fyphon de verre , dont une jambe étoitdans ce tuyau, 8 c Tautre en dehors. Le fyphon est représenté par S L S, Fig.
4. & Fig. 6 . La hauteur de S à L étoit de trente-deux pouces & de L en .f detrente-cinq. Ayant mis la jambe S du fyphon dans le tube 8 c fixé son coudeen L; je 1 arrêtai & cimentai le tout autour du coude du fyphon, aprèsavoir fait glissé dans ía fente la piece L ( de la Fig. 5. ) pour la remplir. Toutétant ainsi préparé, je remplis de mercure le grand tube jufqu’à MM ( Fig. 4.)
8 c ayant ensuite placé une jatte sous s , pour recevoir le mercure qui s’écou-leroit. j,e pressai avec un petit bâton DE dans un grand tuyau à côté du ty-phon le mercure pour le foire monter jufqssen IL, ce qui le fit couler par lefyphon , & ii ne discontinua de couler , que lorsque la surface du mercurevint en S dans le grand tuyau. La Fig. 4. représente la section, & la Fig. 6 .la perspective de la machine. Malgré ces expériences, l’air est la causé deí’écoulement de la liqueur dans les fyphons ; car si elle coule dans le vuide , cen’est qu’en vertu de Tactraction de cohésion , qui agit dans les petites hauteurs;
& en effet, Texperience ne réussit point dans le vuide, lorsque le fyphon quiest employé pour le mercure a son coude six pouces au dessus de Tou ver curede la jambe courte, & lorsque celui quiest employé pour Teau a deux ou troispieds de hauteur. La derniere expérience ne réussira pas non plus, si l e coudedu fyphon a quarante pouce,s de hauteur, & dans toutes ces expériences le ca-libre des fyphons doit erre fort petit.
3- (6 — Cette réflexion de M. Belidor est d’un grand usage dans la construction pbncl >e 1 1,
stesfompes , &c. renvoyer le LeCteur mute Notes fur cette matière. ) Apre’s avoir Ia ~
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