EXPERIMENTALE. 187
hommes poussent en bas le manche avec lequel ils pompent, s’ils ne le Notes fur kretiennent pas pendant quelque tems , il remonte d’abord & le piston des- Ville. Leçon,cend presque de la moitié de son coup : en ce cas leau monte plus lente-ment que le piston, non feulement par les raisons que nous avons déja don-nées , mais encore, parce que le tuyau aspirant dans ces fortes de pompes estcommunément beaucoup plus étroit que le corps de pompe, ou la partie danslaquelle le piston agit. Mais les Marins s’imaginent qu en cela consiste l’excel-lence de leurs pompes , & ils disent à cette occasion que la pompe parle , cequi signifie seulement qu’elle est pressée par leau , mais non pas quelle éleveplus d’eau qu’elle ne fait lorsque l’eau y coule plus aisément. Lorsqu’unepuissance fixes comme l’eau, le vent, ou les chevaux ) a fait mouvoir diffé-rentes pompes & agit par des régulateurs , on ne s’apperçoit de leur défaut quepar la quantité d’eau qu’elles élèvent & qui est trop petite. On peut auffi don-ner aux pistons dans les machines une vitestè trop petite, de manière que l’eaupar la pression de l’atmosphére recevra une vitestè trop grande ; ce qui dimi-nuera aussi la quantité d’eau qu’on veut élever.
Voici de quelle maniéré M. Belidor dans son Architecture Hydraulique, liv.3. chap. 3. page 83. applique ceci a la théorie des pompes aspirantes. Sz Portveut réduire le pied de Paris à celui d’Angleterre , il faut augmenter à un seiziè-me toutes les dimensions dont parle M. Belidor ; par ce que quinze pieds ou pou-ces de Paris valent seize pieds ou pouces d’Angleterre, en nombres entiers.
II suppose que les pistons font fixés par une machine, de maniéré que dansleur action ils soient fixés à un coup & à une vitesse déterminée, & il commen-ce par la théorie du íyphon.
Nous servant d’un autre íyphon dont la premiere branche soit toujourss> entretenue pleine d’eau & la seconde seulement jusqu’à la hauteur QR , par-»,*ce, qu’elle est retenue par un piston qui soutient une puissance T ; je dis,,'que si cette puissance fait monter le piston de R en c, avec une vitesse tou-„ jours uniforme , il arrivera l’un de ces deux cas fuivans.
», Quoique seau ne soir-pas libre, elle tendra toujours, en accompagnant», le piston de R en c , à monter avec toutes les vitesses différentes dont elle»» peut etre susceptible ; mais sien chemin faisant elle se trouve réduite à une»> vitesse moindre que celle du piston , elle cessera de le suivre, Lest y aura un», espace vuide entre deux, qui croîtra de plus en plus à mesure que la vitesse», de l’eau deviendra inférieure à celle du piston. Voilà le premier cas.
„ Si pour le second cas, la plus petite vitesse de l’eau íè trouve fort supé.s, rieure à celle du piston, non seulement il n’y aura point d’espace vuide en-9, tre deux, mais il arrivera au contraire que l’eau pourroit remplir dans le>, tems de la levée du piston, un espace beaucoup plus grand que RQJ> c.
î. Supposant que les branches du typhon soient chacune de trente & un»» pieds de hauteur, le poids de l’eau de la premiere AD pourra être pris pour», celui de l’atmoíphere, &ne considérant plus que le seul tuyau GL crem-», pant dans l’eau jusqu au niveau DM , il arrivera que si par quelque cause», que ce soit, ce tuyau est privé d’air grossier, l’eau y montera naturellementV d® ^ en R, jusqu à la rencontre du piston, Sc agira à ion égard avec les
A a íj
Planche 1 £iFig. n.