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Tome second.
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EXPERIMENTALE. 195

î» courants ou sources, doncl'un passe par deux cavernes, ou réservoirs natu- Notes fur ía» rels , qui ont des Typhons & rencontre l’autre courant dans un troisième re- Ville Leçon»> servoir qui n’a point de Typhon, où s’écant réunis , ils sortent ensemble de la» terre. Cette complication de méchanisme se comprendra plus aisément si«» nous commençons par en expliquer les parties les plus simples, 8c en le», faisant, nous aurons oxcaiion d’examiner quelques autres espèces de foncai-»» nés, qui ont dejaeté observées ou que Ton pourra trouver dans la silice.

»» La pétition du principe ou la supposition des réservoirs Sc des Typhons»» dans les entrailles de la terre, a été faire par d’autres Auteurs. Le Pere Re-in nault dans ses Entretiens , vol . 2. Entret % 6. en a parlé en général ; le Doc-»» teur Defaguliers dans les Fran [allions Pbil, nombre 384 , a tenté de l’appli-», quer à deux cas particuliers ; comme Dechales, TraEì. XV 11 . De fontibm na~

», turalibus , &c. Prop. XV. savoir fait avant lui en deux autr.es cas, Cette sup-» position n’est pas forcée & 1 on ne doit pas faire difficulté de Faccorder, Ceux•> qui ont vu la pointe de Derbyshire , les parties montagneuses de Gales ou» des autres pays , doivent convenir qu’il y a beaucoup de eaverfies de», différentes fortes. Quelques-unes font arides ; d’autres ne fervent que de», passages ou de canaux pour les courans qui les traversent, Sc les autres ra-», massent & retiennent i’eau jusqu à ce quelles soient pleines. On doit aussi», avoir remarqué , qu il y a quelquefois des passages étroits qui se forment», entre les rochers, Sc qui communiquent d’une caverne à l’autre. Un rel paf-a, sage, de quelque figure qu’il soit, ou quelles que soient ses dimensions ou», fa courbure dans fa course , s’il est bien bouché par les côtés, Sc s’il monte», du bas de la caverne à une moindre hauteur que n’est celle de la caverne, Sc», qu’enfuite il descende plus bas que n’est fa premiere ouverture, est un syphon», naturel. «

Ainsi l’on peut supposer un réservoir naturel, Planche 16. Fie. 7. ABCD Manche ri;ayant un pareil syphon naturel MNP. Soit un courant que j appellerai le Fi S* '*courant nourricier , & qui entre dans ce réservoir vers le sommet en O. Cettecaverne doic garder route Teau qui y entre par O, jusqu’à ce quelle soie arri-vée au haut du syphon en TL Alors le syphon commençant à jouer, si l’onsuppose qu’il décharge plus d eau qu il n en reçoit par le courant nourricieren O, il vuidera ia caverne, jusqu’à ce que seau soit arrivée au dessous del’embouchute du syphon en M ; alors l'écoulement s arrêtera jusqu a ce que lacaverne soit pleine , Sc le syphon ensuite recommencera comme auparavant.

Si seau ainsi déchargée par un typhon MP, sort de la terre par un tuyau PQ^,elle coulera Sc s’arrêtera alternativement, pour former en Qjjne fontaineintermittente.

Par cette idée simple 8c aisée, 011 peut expliquer avec beaucoup de vrai-semblance la plupart des fontaines qui ont flux Sc reflux & qui'ont été obser-vées par les Naturalistes ; 8c même on peut par T là rendre compte de beaucoupde variétés qui n’y ollt P as encore été remarquées. Car si le courant nourri-cier en O , ne vient que des ploies de l’tîyver ou de la foute des neiges euEté,- la fontaine intermittente dçviendra une source passagère , comme leDocteur Plot appelle ses ources qui sont bornées à une saison : ou si le cou-rant nourricier en O est constant mais s ’ji dépend d’autres sources qui crois-sent ou décroissent, qM loienceUes-mêmes dépendantes des faisons ou dau-TUt B b