EXPERIMENTALE. ^ a 5 r
Le retardement qui vient de la premiere cause, c’est-à-dire , Leçon IX.de la cohésion des parties, est toujours le même dans le mêmeespace, le corps restant le même, quelle que soit sa vitesse. II atoujours la même cohésion à surmonter dans tous les cas. Ainsicette résistance croît comme l’espace parcouru, ôt par consé-quent , comme la vitesse.
La résistance qui vient de l’ inertie ou de l’ínactivité de la ma-tière , lorsque le même corps se meut dans différons liquidesavec la même vitesse, est en proportion de la matière qui estdéplacée dans le même tems, Lc celle-ci est en raison de la den-sité du liquide.
Lorsque le même corps se meut dans le même liquide avecdifférentes vitesses, cette raison croît en raison du nombre desparticules frappées en tems égaux , ôc ce nombre est commel’espace parcouru en tems égaux, c’est-à-dire, comme la vitesse.
Mais cette résistance croît encore à proportion de la force aveclaquelle le corps frappe chaque particule', laquelle force estaussi en raison de la vitesse du corps. E.t par conséquent, si lavitesse est triple , la résistance est triple â cause du nombre tri-ple de particules qu’il faut déplacer. Elle est aussi triple à causede la percussion trois fois plus forte fur chaque particule. Doncla résistance totale est trois fois triple, ç’est-â-dire, comme le.quarré de la vitesse. »
Ainsi, un corps qui sc meut dans un liquide souffre une ré-sistance qui est en partie proportionnelle au quarté de la vitesse.
La résistance qui yient de la cohésion des parties des liquides,excepté de ceux qui sont glutîneux , n’est pas fort sensible, euégard à l’autre résistance ; celle-ci croissant en raison doublée dela vitesse & l’autre simplement comme la vitesse. Plus la vitesseaugmente &. plus ces résistances différent entre elles - c’est pour-quoi dans les mouvemens rapides on ne doit faire attention qu’àla résistance qui est en raison doublée de la vitesse.
Je ne parlerai pas ici des corps tenaces ou glutîneux, ni desmouvemens trop lents, où l’on doit faire attention à la résistan-ce qui vient de la cohésion des parties.
Si l’on enferme un liquide dans un vaisseau d’une figureprismatique, êc si son y fait mouvoir d’une vitesse égale & danspne direction parallèle aux côtés du prisme, deux corps, l’unsphérique & J’autre cylindrique , de maniéré que le diamètre de|a base de celui-ci soit egal au diamètre du corps sphérique j Sc.
Iiij