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Tome second.
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i66 COURS DE PHYSIQUE

Noies sur h mt ' - ^ en ^ era m ^ me P s si la fusée n’avoit point d’air pour la pousser , Sc

ÎXe. Leçon P ar conséquent en ce cas elle se consumera & restera immobile. Si simpulíìoaest plus grande, la réaction de l’air contre la flamme la pou flanc en bas , neíçauroic pousser en haut la fusée , à moins que la flamme ne soir un corps soli-de. Enfin, si l’impulsion est moindre que la force de l’air,, la flamme ne pourrapas sortir de la fusée.

Pour comprendre la vraie raison de l’élévation d’une fusée, il faut d’abordla considérer comme s’il n’y avoir-point d’air à l’ouverture A ( Planche 20.Fig. 1 6.) &i comme si le feu étoit contenu dans l’efpace conique b c d ; d’ostil fuivroit ou que la fusée se confumeroit dans l’endroit le plus foible, ou queíì toutes ses parties étoient également fortes & capables de soutenir l’impul-sion de la flamme , la fusée resteroit immobile. Or , puisque la force de l’ex-pulsion ou de la flamme est égale de tous les côtés, supposons que son actionvers A & vers E soir capable d elever 40 livres ; & comme les directions deces forces font égales & contraires, leurs actions fe détruiront mutuellementdonc si l’on imagine que la fusée soit ouverte en A, faction de la flamme enbas fera détruite totalement, & il restera une force de 40 livres qui agira versle haut dans la direction A c E ,laquelle fera monter la fusée avec sa queue F G.Cela paroîtra clairement, si l’on fait attention que lorsque la composition dela fusée est très foible ( de maniéré que son impulsion n’est pas plus forte que lepoids de la fusée & de fa queue) , elle ne monte pas : si fa composition n’estque Iegere & tardive, la fusée ne monte pas d’abord, tant que la flamme n’a-git que contre le sommet d u cône creux c; mais lorsque la composition estconsumée jusqu’en hi, la flamme agissant vers le haut contre une surface plusgrande, comme contre h i , la fusée commence à monter. La queue sert à latenir perpendiculaire; car si la fusée commençoità se rouler, en tournant au-tour d u point A , ( qui est le centre commun de gravité de la fusée & de saqueue ) l’extrémité G de la queue FG frappetoit une si grande quantité d’airéc avec tant de vitesse , à causé de sa distance au point A , que la réaction' del’air par sa résistance, rétabliroit la queue & par conséquent la fusée dans fasituation perpendiculaire ; mais lorsque la composition qui est en dedans de lasalée, fe trouve totalement consumée, & qu’il n’y a plus d’impulsion vers lehaut, k centre commun de gravité descend en F, la vitesse de G diminue, &celle de E augmente , de maniéré que la fuíée lé renverse & qu’èlle tombe parson bout E. Pendant tout le tems que la fusée brûle, le centre commun degravité d.scend plus ou moins bas, selon que la queue-est plus légere ; deforte que quelquefois elle se renverse avant que toute la composition soit brû-lée; mais lorsque la queue étant plus pesante, le poids de la fusée a moins deproportion avec celui de la queue, le centre commun de gravité ne descendpas si bas, & !a fusée monte en droite ligne, quoique moins vite.

Pour trouver le milieu que l’on doit prendre en tout cela, il faut suspendreavec les doigts ia fusée & fa queue; si l’on veut que la queue soit légere . ilfout les suspendre , enforte que le centre de gravité soit précisément en A , ou-verture de la faste ; & si 1 on veut qu’elle soit pesante, il faut que le centre degravité ne ioit que de 5 ou 6 pouces plus bas que cette ouverture.

Après que j’avois fait & expliqué l’Expérience de la dix-neuviéme Figureplanche 1 A. où j ai fait monter & delcendre, tourner ôc danser de petites