EXPERIMENTALE. 267
statues creuses de verre dans une jarre d’eau, selon Iss diverses pressions * fui- fur Lt
tes avec la main fur une vessie qui étoic liée au haut de la jarre : je plaçois Leçon,
ordinairement la jatte entre deux colomnes dans un châssis qui étoit auprèsde moi, & je l’aíFermissois fous une piece traversiere avec deux vis C & D , * , xi
* ' iì r, 1 t r r , ,, , . , ^ * L» f. iNo* 2.0*
comme pour Iempecner de le rompre, parce queue etoit trop haute & fort
chancelante , mais réellement dans une autre vue. Car au bout d’un quartd’heure de tems ou environ, lorsque j’avois fait quelques autres Expériences,jem’éloignois de la table, & me tenant à une certaine distance de la jatte,j’ordonnois aux petites statues de monter & de deícendre comme elles fai-soient loríque je preiïois la vessie avec la main. Ce mouvement surprenoitordinairement que!ques-uns de mes Auditeurs , qui voyoieut que je n’avoisaucune communication avec ces figures ; & comme ce n’étoir là qu’un tour depalse-passe & un pur amusement, plutôt qu’une Expérience philosophique ,j’avois négligé ci’eu parler 8c d’en faire la description : mais plusieurs amism’ont prié de donner au public cette invention, pour faire sentir combien onpeut en imposer lorsqu on est d’incelligence avec quelqu’un, & combien ondoit se tenir en garde contre ces sortes de surprises cn matière de conséquence,la plupart des hommes n admirant que ce qu’ils ne comprennent pas. C’estce qui m’a déterminé à les satisfaire , d'autanr plus que je me fuis uniquementappliqué depuis 3 3 ans à expliquer les Phénomènes & les opérations de l’arc& de la nature.
La Figure dix-neuviéme de la Planche 10. représente le châssis dont je viensde parler & dans lequel on peut placer , comme l’on veut, la jatte de verre.
On prépare ce châssis auparavant en cette maniéré : Au milieu de la PlancheAB ( Planche 20. Fig. i c?. ) il y a un petit trou dans lequel on peut faire ea-trer le fond de la jatte de verre , 8c un autre trou g en dessous de ia piece tra-versiere EF, mais qui n est pas vUîble & qui doit recevoir le haut de la jairs-où la vessie est attachée. On voie ce trou g dans la Fig. 7 r , laquelle repré-sente la Planche inférieure de la piece traversiere, composée de deux petitesplanches ( voyez Fig. 10 .) B B sb, dont la supérieure cache le trou dont 011vient de parler. Voici le reste de l’invention & du méchanisme. — F/V, 1EF est un levier dont le centre de mouvement est E dans l’écroue áe f co-lomne AC & dans l’espace vuide entre les deux planches de la piece traver-.siere d en haut3 (voyez Fig. 20. ) on peut voir en ç dans cette Figure la piecequi presse la vessie fous le milieu du ttaversier ( indiquée par la meme lettre gdans toutes les Figures ) 3 elle est tracée en bas pour presser comme fait famain fur ia vessie de la jatte, par le moyen d'un sil S attaché au bout F dulevier, & loin du centre E du mouvement. Lorsque le fil est relâché , l’extrê-mitéF du levier remonte par Fesser d’un ressort * ( voyez Fig. 1 p. 8c 20) pourdélivrer la vessie de la pression de la petite piece qui agit sur elle ; ce qui s’exé-cute fort bien,'parce que cette piece est un segment dune sphere de bois quel’on voit mieux dans; la Fig, 20. L’excrêmité F du levier íe meut dans unefente fous D qui est dans lécroue de la colomne BD , où le levier monte &descend, mais cette rente est cachée dans le creux de la piece traversiere. Lefil attaché à cette extrémité du levier descend h long de la colomne BD quiest creuse en dedans^ & d en fort par une ouvéreuress-í dars la cable TT, oùce châssis est placé. Ce fil vient passir sous une poulie P qui est o lacée sous la
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