Notes sur laî Xe. Leçon.
i7 o COURS DE PHYSIQUE
-- lomnes de 5 3 pieds chacune, c’est-à-dire, à pieds, l’air se trouverai» comprimé dans un espace de deux pouces & demi,
„ ii°. De même encore, lorsque l’instrument sera descendu à la profon-;» deur de 399 colomnes de 33 pieds chacune ; c’est-à-dire, à deux mille Sc» demi, moins 5 3 pieds, l’air n’occupera plus qu’un espace d’un pouce Sc un»> quart : il est à croire, que c’est ici la plus grande profondeur.
„ 12. Mais au cas qu’il s’en trouve de plus grandes à sonder, il n’y aura„ qu’à augmenter la capacité de la sphère, & cela se peut faire sans rendre», l’instrument trop difficile à manier ; car supposons que le diamètre du», tuyau íoit de trois quarts de pouce , fa longueur de 50 pouces, faisons la>» sphère dix-neuf fois auíîì ample, elle ne contiendra que douze pintes de„ Paris : au reste , plus cette sphère est grosse, Sc plus il faut avoir d’exactitude„ à bien boucher l’endroit qui la joint au tuyau , pour empêcher l’air de s e-» chapper par-là.
" iz. Un autre avantage de la grosseur de la sphère, c’est quêtant plus», pesante, elle est par conséquent plus en état de tenir la partie inférieure de,, í’instrument toujours plus baffe ; car autrement l'air contenu dans la sphère,„ la rendant plus legere, la pourroit faire monter plus haut que la partie fu-», périeure de l’instrument, ce qui y feroit entrer l’eau Sc gateroic tour. Je ne„ dois pas oublier de dire qu’il faut bien essuyer le tuyau de la verge âpres cha-», que expérience.
», 14. Cet instrument étant ainsi préparé, vous y attacherez une grande„ bouée faûe d’un morceau de sapin bien gaudronné, pour que l’eau ne puisse„ le pénétrer; car j’ai trouvé , en comprimant de l’eau, dans laquelle il y», avoit du bois bien plus leger qu’elle , que ce bois devenoic à l’instant ípécì-»» fiquement plus pelant que l’eau par cette compression qui la forçoit d’entrers» dans les vaisseaux & dans les pores du bois, dont les parties constituantes ,» auíîì bien que celles de tous les végétaux , font plus pesantes que l'eau. Si„ l’on faisoit la bouée d’une vessie ou d’un globe creux , l’orifice en bas, l’air», en descendant à de grandes profondeurs y feroit tellement comprimé,», que la bouée deviendroit spécifiquement plus pesante que l’eau de la mer,,» Sc pat conséquent ne pourroit jamais remonter ; & c’eíì pour cela qu’il faut», encore que notre bouée soit assez forte pour tenir l’instrument au dessus de»> l’eau , lors même qu’il en est rempli. Outre cela , il saur que la bouée soit,, assez grosse & assez élevée au dessus du niveau de l’eau, pour qu’on puiíle», l’appercevoir de loin ; car il est très probable qu’après av.oir descendu & re-», monté une grande hauteur d’eau, elle se trouvera même, dans un rems cal-», me fort éloignée du vaisseau. Ainsi, pour qu’on l’apperçoive de plus loin,» il faut y clouer des feuilles de fer blanc, peintes de noir ou de blanc, ou», bien telle autre chose voyante que l’on jugera à propos,
,, 15. II faut, pour une plus grande exactitude, essayer d’abord cet instru-», ment pour distèrentes profondeurs, toutes connues par la fonde , asin de», découvrir si le ressort de l’air n’eii point altéré, soit par la grande pression», de l’eau, soit par le chaud ou le froid qui se trouve à ces profondeurs', exa-„ miner ensuite dans quelle proportion se font ces altérations, Sc dans quel», tems ; afin d avoir égard à toutes ces choses en mesurant une profondeur», inaccessible.