EXPERIMENTALE. 271
»» 1 <?. Et comme il est à croire que l’air libre est plus chaud ou plus froid n 0 tes fur la,» que l’air contenu dans le tuyau, loríqu’il est descendu à de grandes profon- j^ e [ e çon.
», deurs, il convient de laisser descendre, par le moyen d’une corde , l’instru-„ ment à une profondeur assez considérable, Sc de le tenir là pendant quelque», tems, afin que l’air qu’il contient devienne auífi chaud ou auílì froid„ que l’eau de la mer ; après quoi il faut le retirer & l’élerer au dessus de», seau , afin de laisser entrer l’air extérieur dans l’instrument, ou sortir l’air», intérieur, ielon que ce dernier se trouvera ou condensé ou raréfié,
" 17* Alors dans le moment , il faut obliger toute la machine à aller aa», fonds de la mer par un poids qu’on y attachera par un anneau à un crochet ;
», enforte que le poids en touchant le fonds de la mer, soit, au moyen d’un», ressort, obligé de fe séparer du reste de la machine que la bouée ne manquera», pas de ramener au dessus de l’eau.
», 1 S. Ce poids que l’on attache à la machine doit être de pierre, de fable»» en un mot du lest du vaisseau, & il doit être tel, qu’il emporte'seulement», un tant soit peu la machine; car comme l’air fe comprime au dedans Sc»» que d’ailleurs la gravité en accéléré à mesure le mouvement, elle pour'roic„se briser en frappant le fonds de la mer, peut-être avec trop de vio-„ lence.
,, 19. Il ne seroit donc pas mal, avant que de faire Inexpérience avec la»* machine, d’en prendre la bouée, de l’attacher par une verge de fer à quel-», que chose, dont le poids seroit égal à celui de la machine, ensuite de laisser», aller le touc au fonds de l’eau, pour deviner par la courbure de la verge de», fer, la force avec laquelle toute la machine aura frappé contre le fond», de la mer ; car la verge de fer pliera à proportion du coup. S’il étoic violent»' & qu’il y eut à craindre pour la machine, on pourroit fixer une perche en-», tre le poids & la machine, qui soroit telle,, que fa plus grande résistancer> ne seroit pas assez forte pour pouvoir rien endommager, mais qui ne laisse-„ roic pas , en fe cassant, de bien rompre le coup, &de sauver ainsi la ma-
», chine.
„ L’on auroit du sable ou de la terre du fonds de k mer, touc comme dans», les sondes ordinaires, en mettant du suis au bas.
», 2v. II seroit bon auílì de remarquer le rems que k machine demeu-»» reroit sous l’eau, ce qu’il est aisé de faire avec une montre à secondes, ou», à son défaut, avec un pendule qui frappe les secondes ; c’est-à-dire, avec un», plomb suspendu par un fil de trois pieds trois pouces un cinquième de pouce» ( mesure d'Angleterre ) y compris le demi-diametre de 1a balle.
,» 21, Monsieur H00k, dans les TransaÛìons Philosophiques , Abrégé de», Lowtorp , vol. 2. p. 2 x 8. a trouvé qu’une balle de plomb de deux livres , at-»> tachée à un globe cle bois de même pesanteur, lomboient ensemble dans», l’eau à 14 brasses en 1 ; secondes, Sc que le globe de bois remontoir lui seul»» dans le même rems de i7 secondes. Si donc k machine décrite ci-dessus,
»» defeendoit Sc remontoir avec une vitesse égale , elle seroit 17 minutes à», parcourir un mille en descendant, Sc autant de tems à le parcourir en re~
», montant ; mais comme k bouée peut remonter plus vite qu’elle ne défi-