EXPERIMENTALE. Z77
ì’horreur du vuide. Galilée même qui a le premier trouvé que Leçon X.l’eau ne s’élevoit pas dans les pompes au dessus de 3 3 ou 34'---^'^'^--pieds ( quoique le tuyau fût de 40 pieds de long 8c que le pistons’élevât à cette hauteur. ) Que conclud-il de cette observation ?
Que la nature n a horreur du vuide que jusqu’d un certain degré.
Mais son disciple Toriceliì qui lui succéda dans la place de Ma-thématicien duDuc de Florence^ conjectura que l'airpressoir lesautres corps, 8c il le prouva par une expérience fameuse qui aretenu son nom jusqu’â présent. Il y fut conduit par des réfle-xions à peu près semblables à celles qui suivent.
2. Faisant attention à deux pompes PP 8c FP de calibres très- planche «widifférens Lc de différentes hauteurs , comme la pompe de la ^' 8 - 17- k :§-«Fig. 17. qui n’a qu’un pouce de calibre Lc environ 40 pieds dehauteur au dessus de l’eau mm, où agit le piston, & la pompede la Fig. 1 8. qui a 1 1 pouces de calibre 8c 20 pieds de hau-teur en nn , où agit le piston, se mouvant de n n enmm-, il sit leraisonnement suivant : Si la nature a horreur du vuide, puisqueJ’espace qui est sous le piston dans la pompe de la Fig. 18. est7 2 fois plus grand que celui qui est fous le piston de la Fig. r7,la nature remplira plus aisément ce petit vuide 8c poussera l’eaujusqu'au piston de la Fig. 1 7, plutôt que de la porter jusqu’àcelui de la Fig. 1 8. Mais voyant que le contraire arrivoit Lc quel’eau s’élevoit promptement jusqu’en » w dans la grosse pompe&c qu’elle ne m on toi t pas au dessus de nn dam la petite pompede 40 pieds, quoique son piston B fut longtems en mouvement »il conclud que l’eau devoir être poussée en haut par la pressionde l’air, qui ne pouvoir la porter qu’à une hauteur limitée 8cproportionnelle à son poids ; que par conséquent au dessus decette hauteur, il devoir y avoir un espace vuide d’air, tel quecelui qui dans le tube de la Fig. 17. est compris entre m m 8cnn rFour s’en assurer, lorsqu’il eut rempli d’eau le tube de la Fig..
17. jusqu’à la hauteur nn de 34 pieds au dessus de l’eau du bassin.
(ayant retenu cete eau par la soupape inférieure) il fit descen-dre le piston jusqu’en n n , de maniéré qu’il toucha l’eau, 8c il lefit ensuite monter jusqu’en mm S mais l’eau ne le suivit pas, 8cl’elpace entre nn 8c m m resta vuide d’air & d’eau. Faisant ensuiteréflexion que le mercure pese de treize à quatorze fois plus quel’eau, 8c que par conséquent , une colomne de ce fluide doseêtre près dé quatorze fois plus courte qu'une colomne d’ean dé'
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